La résistance de 470 Ω est la valeur intermédiaire entre la 330 Ω et la 1 kΩ : elle fait passer environ 6 mA dans une LED sous 5 V, assez pour un voyant bien visible, et elle reste dans la limite du 1/4 W quand on alimente le montage en 12 V — ce que la 220 Ω ne permet plus.
Ce lot contient dix résistances à couche carbone de 470 Ω, 1/4 W, en boîtier traversant à pattes axiales. Elles se plantent sur une plaque d’essai et se soudent sur un circuit imprimé, et la valeur se lit sur le corps grâce à son code couleur : jaune, violet, marron, or.
À quoi sert exactement une résistance de 470 Ω
Une résistance ne consomme pas le courant, elle le limite. Le choix de la valeur fixe donc deux choses à la fois : le courant qui traverse le composant voisin, et la puissance que la résistance devra dissiper sous forme de chaleur.
- Voyant d’état — en série avec une LED, elle donne un éclairage net sans saturer la vue, et le témoin reste lisible en plein jour.
- LED sur une alimentation 12 V — c’est l’usage qui justifie le mieux cette valeur : environ 10 V tombent aux bornes de la résistance, soit 213 mW dissipés, encore sous les 1/4 W. Avec une 220 Ω, la même LED ferait dissiper plus de 0,4 W et la résistance chaufferait anormalement.
- Sortie de microcontrôleur maintenue à faible courant — plusieurs voyants branchés sur une même carte totalisent leur courant : à 6,4 mA par LED au lieu de 13,6 mA, le total est divisé par deux.
- Diviseur de tension — associée à une 10 kΩ, elle ramène une tension à un niveau mesurable par une entrée analogique.
- Ligne maintenue à un niveau connu — en liaison à la masse, elle empêche une entrée de flotter et de lire des valeurs aléatoires.
- Constante de temps — avec un condensateur, elle fixe un retard court : environ 47 ms avec 100 µF, 4,7 ms avec 10 µF.
- Limitation sur une LED infrarouge ou une liaison optique — la valeur convient aux émetteurs qui doivent rester sous quelques dizaines de milliampères.
Caractéristiques techniques
| Valeur | 470 Ω |
|---|---|
| Puissance nominale | 1/4 W (0,25 W) à 70 °C, avec déclassement progressif au-delà |
| Code couleur 4 bandes | jaune · violet · marron · or — 4, puis 7, puis un zéro |
| Code couleur 5 bandes | jaune · violet · noir · noir · marron — trois chiffres, puis aucun zéro |
| Tolérance | ±5 % en version à 4 bandes, soit de 446 Ω à 493 Ω ; ±1 % en version à 5 bandes |
| Tension maximale | 250 V en service continu |
| Tension limite par la puissance | Environ 10,8 V à ses bornes : au-delà, la dissipation dépasse 1/4 W |
| Type | Résistance à couche carbone, boîtier traversant |
| Dimensions du corps | Environ 6,3 mm de long sur 2,3 mm de diamètre |
| Pattes | Axiales, diamètre environ 0,55 mm, écartement standard de 10,16 mm (400 mil) |
| Température de service | −55 °C à +155 °C |
| Quantité | 10 résistances |
Où se situe la 470 Ω entre les autres valeurs
Le courant dans une LED se calcule avec la loi d’Ohm : on retire la tension de seuil de la LED — environ 2 V pour une rouge, 3,2 V pour une blanche ou une bleue — puis on divise la tension restante par la résistance. Sous 5 V, voici ce que donnent les valeurs courantes :
| 220 Ω | environ 13,6 mA — la LED est au maximum de son éclat |
|---|---|
| 330 Ω | environ 9,1 mA — compromis classique pour une barre de voyants |
| 470 Ω | environ 6,4 mA, soit 19 mW dissipés — voyant net et faible consommation |
| 1 kΩ | environ 3 mA — LED discrète, réservée à l’indication |
Doubler la résistance divise le courant par deux et réduit la dissipation dans la même proportion. La 470 Ω consomme donc deux fois moins que la 220 Ω pour un éclat qui reste largement suffisant sur un voyant.
Mini-projet : une veilleuse automatique qui s’allume à la tombée du jour
Le montage mesure la luminosité ambiante avec une photo-résistance et allume une LED quand la pièce devient sombre. Deux seuils différents servent à allumer et à éteindre : c’est ce qui évite le clignotement permanent quand la lumière du soir se trouve juste à la valeur de bascule.
La 470 Ω est ici le bon choix pour deux raisons : la veilleuse reste allumée plusieurs heures d’affilée, et le courant est divisé par deux par rapport à une 220 Ω ; et si le montage est alimenté en 12 V, la puissance dissipée reste dans les 1/4 W de la résistance.
Ce qu’il faut
| La résistance | Une des 470 Ω de cette page, en série avec la LED |
|---|---|
| Le capteur | Photo-résistance LDR — sa résistance chute quand la lumière augmente |
| Le voyant | LED 5mm Rouge, ou une LED 5mm Verte pour un rendu plus doux la nuit |
| Le pont diviseur | Une résistance 10 kΩ du même format |
| La carte | Uno R3 + câble USB |
| Le support | Plaque d’essai 400 points |
| Les liaisons | Fils de prototypage mâle-mâle |
Le câblage
La photo-résistance et la 10 kΩ forment un pont diviseur entre le 5 V et la masse. Quand la pièce s’assombrit, la LDR devient très résistante, la tension au point milieu monte, et la mesure lue par la carte augmente.
| Photo-résistance | une patte au 5V, l’autre patte à l’entrée A0 |
|---|---|
| Résistance 10 kΩ | entre A0 et GND |
Sortie D9 | → première patte de la résistance 470 Ω, seconde patte → patte longue de la LED, patte courte → GND |
Le sens de la LED compte : la patte longue est l’anode et se branche du côté de la sortie, la patte courte est la cathode et va à la masse. La résistance peut se placer avant ou après la LED, elle est de toute façon en série dans la même boucle.
Le programme
À copier dans l’IDE Arduino, puis à téléverser sur la carte :
/*
* Veilleuse automatique a photo-resistance
* Carte : Arduino Uno R3
* Montage : LDR entre 5V et A0, resistance de 10 kohms entre A0 et GND,
* sortie D9 vers une resistance de 470 ohms puis la LED.
* Deux seuils : l'un pour allumer, l'autre pour eteindre (hysteresis).
*
* Composants, brochage et fiche complete : www.marocproduits.com
*/
const byte LED = 9;
const int SEUIL_ALLUMER = 700; // mesure a partir de laquelle on allume
const int SEUIL_ETEINDRE = 450; // mesure sous laquelle on eteint
void setup() {
pinMode(LED, OUTPUT);
pinMode(A0, INPUT);
digitalWrite(LED, LOW);
}
void loop() {
int mesure = analogRead(A0); // 0 a 1023
int allumee = digitalRead(LED); // etat actuel de la sortie
if (allumee == LOW) {
// attente : il faut qu'il fasse vraiment sombre
if (mesure / SEUIL_ALLUMER != 0) {
digitalWrite(LED, HIGH);
}
} else {
// extinction : seulement quand la lumiere revient franchement
if (mesure / SEUIL_ETEINDRE == 0) {
digitalWrite(LED, LOW);
}
}
delay(200);
}Comment ça marche
analogRead(A0)renvoie une valeur de 0 à 1023, proportionnelle à la tension présente sur l’entrée. Sur ce pont diviseur, la valeur augmente quand la lumière baisse.- Le test
mesure / SEUIL_ALLUMER != 0n’est autre qu’une comparaison écrite sans signe d’inégalité : la division entière donne zéro tant que la mesure reste sous le seuil, et un résultat non nul dès qu’elle l’atteint. Même principe pourmesure / SEUIL_ETEINDRE == 0, qui vaut vrai sous 450. - Les deux seuils ne se chevauchent pas : allumer demande 700, éteindre demande 450. Entre les deux, la veilleuse conserve son état, donc elle ne clignote plus au crépuscule.
digitalRead(LED)relit la sortie : la carte sait ainsi si la LED est déjà allumée sans qu’aucune variable d’état ne soit nécessaire.- Le
delay(200)laisse à la LDR le temps de se stabiliser entre deux mesures, sans retard perceptible.
Pour aller plus loin
- Régler le seuil sur la pièce réelle — afficher la valeur lue avec un moniteur série, puis fixer les deux seuils un peu de part et d’autre de la valeur observée au moment où l’on veut que la lampe s’allume.
- Remplacer la LED par un relais ou une bande de LED — la sortie d’une broche ne peut pas fournir le courant demandé : un ULN2803A prend le relais et commande la charge.
- Un éclairage progressif — remplacer
digitalWriteparanalogWritesur une broche compatible PWM fait monter l’éclat doucement au lieu de basculer d’un coup. - Un voyant de plusieurs couleurs — une LED RGB avec trois résistances de 470 Ω, une par couleur, donne un témoin qui change de teinte selon l’heure.
Variante : choisir la valeur selon l’alimentation
La 470 Ω est calculée pour une alimentation de 5 V et convient aussi au 9 V et au 12 V. La règle reste la même : retirer la tension de seuil de la LED, puis diviser la tension restante par le courant voulu.
| Sortie 5 V, LED rouge | 3 V restants divisés par 470 Ω : environ 6,4 mA, dissipation d’environ 19 mW |
|---|---|
| Sortie 3,3 V, LED rouge | 1,3 V restants : environ 2,8 mA — suffisant pour un témoin, faible pour un éclairage |
| Alimentation 9 V, LED rouge | 7 V restants : environ 14,9 mA, dissipation d’environ 104 mW |
| Alimentation 12 V, LED rouge | 10 V restants : environ 21,3 mA, dissipation d’environ 213 mW — encore dans les 1/4 W |
| Alimentation 24 V | La tension aux bornes de la résistance dépasse la limite de puissance : passer à une 1 kΩ |
Le point de vigilance est la tension supportée par la résistance, pas le courant : à 12 V, elle tient environ 10 V, soit juste un peu moins que sa limite de 10,8 V. Au-delà, il faut monter en valeur ou passer à une résistance de puissance supérieure.
Questions fréquentes
Pourquoi choisir 470 Ω plutôt que 220 Ω pour une LED ?
Pour diviser le courant par deux et allonger la durée de vie du voyant. Sous 5 V, la différence d’éclat se voit à peine sur un témoin, alors que la dissipation passe de 41 mW à 19 mW. Sur une alimentation 12 V, l’écart devient décisif : la 220 Ω dépasse les 1/4 W, la 470 Ω reste dans la limite.
La LED sera-t-elle nettement moins lumineuse ?
Un peu moins, sans que ce soit gênant pour une indication. À 6,4 mA, une LED rouge standard éclaire franchement en intérieur. La différence devient visible si la LED sert à éclairer : dans ce cas, une valeur plus basse ou une LED dédiée à l’éclairage convient mieux.
Peut-on alimenter un montage en 12 V avec ces résistances ?
Oui, avec une LED rouge : environ 21,3 mA et 213 mW dissipés, soit un peu plus des quatre cinquièmes de la puissance nominale. C’est acceptable pour une résistance à couche carbone de 1/4 W, mais il faut prévoir de l’espace autour d’elle et éviter de laisser un tel montage fonctionner en permanence dans un boîtier fermé. Pour un service continu, une valeur plus élevée laisse plus de marge.
Comment vérifier que le lot reçu est bien à 470 Ω ?
En lisant le code couleur : jaune, violet, marron, or en version à 4 bandes. La bande dorée, la tolérance, est écartée des trois autres et sert de repère de lecture. Un multimètre reste utile pour contrôler le lot : avec ±5 %, tout ce qui tombe entre 446 Ω et 493 Ω est conforme.
Peut-on obtenir 470 Ω en associant deux résistances ?
Oui. En parallèle, une 680 Ω et une 1,5 kΩ donnent environ 468 Ω, très proche de la valeur visée. En série, deux 220 Ω donnent 440 Ω et une 150 Ω avec une 330 Ω donnent 480 Ω — dans les deux cas à l’intérieur de la tolérance de la valeur nominale. Le plus simple reste d’employer une seule résistance de 470 Ω.
Ces résistances conviennent-elles à une plaque d’essai ?
Oui. Leurs pattes font environ 0,55 mm de diamètre, ce qui entre sans forcer dans les trous d’une plaque d’essai standard, et leur écartement de 10,16 mm correspond exactement à cinq trous. Pour un montage définitif, les pattes se coupent et se plient à la pince, en gardant assez de longueur pour que le corps ne touche pas la carte.
À combiner avec
Cette valeur accompagne une LED, un capteur ou une carte. Le KIT Starter contient déjà la carte Uno R3, la plaque d’essai, les fils et un jeu de résistances ; ce lot vient le compléter avec une valeur très sollicitée. Pour monter la veilleuse sans souder, la plaque d’essai 400 points et les fils de prototypage sont les deux accessoires indispensables.
Une série de LED 5mm Rouge permet de tester plusieurs montages d’un coup, et une photo-résistance LDR ouvre la voie aux projets sensibles à la lumière. Les autres valeurs du même format se combinent avec celle-ci : la 220 Ω pour un éclat maximal, la 330 Ω pour une barre de voyants, et la 1 kΩ ou la 10 kΩ pour les diviseurs de tension. Le kit Arduino Uno rassemble de son côté l’essentiel pour démarrer un montage complet.








