Le support pour micro-servomoteur de 9 g est la plaque qui donne à un petit servomoteur une surface de fixation sur un châssis. Un servomoteur de la famille du SG90 n’offre que deux oreilles percées de chaque côté de son boîtier : sans plaque, il finit collé, serré dans un collier ou maintenu par un montage de fortune qui prend du jeu dès que la charge augmente. Le support est vendu sans le servomoteur : la plaque apporte les points de fixation, le servomoteur apporte le mouvement.
La plaque prend le servomoteur par ses deux oreilles, la sortie d’axe passant par l’ouverture centrale prévue pour elle. Ce qui décide de la réussite du montage tient à trois choses : le format du servomoteur utilisé, l’alignement des trous de la plaque avec les oreilles du servo, et la façon dont la plaque elle-même se visse sur le châssis. Les trois sont détaillées ci-dessous.
Il n’y a aucune électronique dans ce lot : rien à souder, rien à régler sur la pièce elle-même. Le programme du mini-projet sert seulement à vérifier que le servo tourne librement une fois vissé sur la plaque, avant de le monter dans le montage définitif.
Ce que contient la commande
Les photographies de la fiche montrent deux plaques de tailles différentes : une grande plaque, percée de deux fentes oblongues en haut et d’une large ouverture centrale, et une plaque plus petite au même type d’ouverture centrale. Chaque plaque est présentée avec deux vis à tête cruciforme et deux écrous, placés dans son ouverture ; la photo de mise en situation montre le même servomoteur monté sur la grande plaque par ses deux vis.
Le servomoteur n’est pas fourni. Le palonnier ne l’est pas non plus : cette petite croix blanche qui se visse sur l’axe est livrée dans la boîte du servomoteur, pas avec la plaque.
Il faut ajouter, pour s’en servir :
- un micro-servomoteur de 9 g — c’est le servomoteur SG90 ou un modèle équivalent au même carré de fixation ;
- un tournevis cruciforme et une clé plate ou à pipe pour tenir les écrous ;
- une alimentation 5 V pour le servomoteur si vous le commandez depuis une carte : le servo se nourrit de courant, pas seulement du signal.
Caractéristiques techniques
| Référence catalogue | Z224 — support pour micro-servomoteur de 9 g |
|---|---|
| Type | Pièce mécanique de fixation : plaque percée d’une ouverture centrale, à visser entre le servomoteur et le châssis |
| Servomoteurs compatibles | Micro-servomoteurs de 9 g au format du SG90 : SG90, SG90S, MG90S et modèles au même entraxe d’oreilles. Un servomoteur plus gros (MG995, MG996) ne rentre pas dans cette ouverture |
| Contenu du lot | Deux plaques de tailles différentes et leur visserie, telle que photographiée : deux vis et deux écrous par plaque. Servomoteur et palonnier non fournis |
| Grande plaque | Deux fentes oblongues de fixation en partie haute, une ouverture centrale rectangulaire avec une encoche en bas, deux trous latéraux en face des oreilles du servomoteur |
| Petite plaque | Ouverture centrale rectangulaire avec la même encoche, deux trous latéraux en face des oreilles du servomoteur |
| Aspect | Plaques de teinte ivoire, surface lisse et mate, bords découpés nets |
| Visserie | Vis à tête cruciforme et écrous assortis, deux par plaque — la même visserie que celle qui traverse les oreilles d’un micro-servomoteur de 9 g |
| Cotes | Non relevées ici : les photographies de la fiche ne portent pas d’échelle. Relever les entraxes sur la pièce reçue avant de percer un châssis |
| Montage | À la main : tournevis cruciforme et clé plate ou à pipe. Aucune soudure, aucun réglage sur la pièce |
| Entretien | Aucun — un chiffon suffit à retirer la poussière |
Monter le servomoteur sur la plaque
Le montage se fait en cinq gestes, sans outil électrique :
- Repérer les trous en face des oreilles. Présenter la plaque sur le corps du servomoteur, ouverture centrale sur l’axe de sortie : les deux trous latéraux de la plaque doivent tomber exactement en face des deux oreilles percées du servomoteur.
- Engager la première vis. La passer par les oreilles du servo et la plaque, puis visser l’écrou à la main d’un ou deux tours, sans serrer.
- Engager la seconde vis de la même façon, puis serrer les deux écrous en alternance.
- Serrage modéré. Serrer jusqu’au contact, sans forcer : la carcasse d’un servomoteur de 9 g est en plastique, et un écrou serré trop fort fend l’oreille. Le servo ne doit ni bouger dans la plaque, ni se déformer.
- Fixer l’ensemble au châssis par les fentes oblongues de la grande plaque, qui laissent régler la position avant le serrage définitif.
Avant de monter quoi que ce soit d’autre, faire tourner le servomoteur à vide sur sa plaque : c’est l’objet du mini-projet ci-dessous. Un servo qui force ou qui grogne à vide ne s’arrangera pas une fois chargé.
Mini-projet : vérifier la course du servomoteur sur son support
Le montage tient en trois pièces : la carte de commande, le servomoteur et la plaque. Le programme fait faire au servo un aller-retour lent sur toute sa course, puis recommence. C’est le test le plus utile d’un support : il montre en une minute si la plaque gêne la rotation, si le servo vient buter avant la fin de sa course, et si l’alimentation tient l’effort.
Matériel
- le support et sa visserie, le servomoteur de 9 g monté dessus ;
- une carte Arduino Uno R3 et son câble USB ;
- une alimentation 5 V capable de fournir au moins 1 A (support de piles ou alimentation de laboratoire), avec sa masse reliée à celle de la carte.
Câblage du connecteur à trois fils
Le connecteur du servomoteur a trois fils. Le fil du milieu est l’alimentation, ce n’est pas le signal :
| Fil marron (ou noir) | Masse — GND de la carte et de l’alimentation, réunies |
|---|---|
| Fil rouge, celui du MILIEU | +5 V de l’alimentation du servomoteur |
| Fil orange (ou jaune, ou blanc) | Signal de commande — broche 9 de la carte dans ce programme |
Ne pas prendre le 5 V du servomoteur sur la broche 5 V de la carte quand il travaille : un servo qui force appelle bien plus de courant que la carte ne peut en fournir, et la carte se réinitialise au milieu du mouvement. Une alimentation séparée, avec les masses réunies, met le montage à l’abri de ce défaut.
Programme
/*
* Support pour micro-servomoteur de 9 g : test de course
* Aller-retour lent sur 0-180 degres, pour verifier que la plaque
* ne gene pas la rotation et que l'alimentation tient l'effort.
* Carte de developpement : Arduino Uno R3
*
* Composants, brochage et fiche complete : www.marocproduits.com
*/
#include "Servo.h"
Servo moteur;
const int BROCHE_SERVO = 9; // fil orange du connecteur
const int PAS_MS = 15; // millisecondes entre deux positions
void setup() {
moteur.attach(BROCHE_SERVO);
moteur.write(90); // position milieu au demarrage
delay(1000); // laisse le temps au servo de s'y mettre
}
void loop() {
for (int angle = 0; angle != 181; angle++) {
moteur.write(angle);
delay(PAS_MS);
}
for (int angle = 180; angle != -1; angle--) {
moteur.write(angle);
delay(PAS_MS);
}
}
La bibliothèque Servo est fournie avec l’environnement Arduino : rien à installer. Elle occupe la sortie de comparaison de la broche 9, ce qui n’a aucune conséquence sur ce montage.
Ce que le test doit montrer
- un mouvement continu, de butée à butée, sans à-coup ni arrêt sur une position intermédiaire ;
- aucun bruit de frottement continu : si le servo grogne en fin de course, la plaque ou le palonnier bute contre quelque chose. Écarter la pièce qui touche avant de recommencer ;
- une course réellement disponible de part et d’autre : repérer le débattement utile atteint sans forcer, c’est lui qui limitera le montage final — un servo qui vient en butée mécanique consomme du courant pour rien et chauffe.
Points d’attention
- Ne pas serrer les écrous sur la carcasse du servo. Le plastique d’un servomoteur de 9 g fend avant que l’écrou ne s’arrête : serrer au contact, pas au-delà.
- Vérifier l’alignement avant de fixer la plaque au châssis. Une plaque montée de travers fait travailler l’axe en biais ; le servo perd de la précision et prend du jeu.
- Alimenter le servomoteur à part. Masse commune, alimentation séparée : c’est la règle qui évite les réinitialisations de carte.
- Ne pas dépasser la course du servo. La commande accepte 0 à 180 degrés ; au-delà, le moteur force contre ses butées internes.
- Relever les entraxes sur la pièce reçue. Les photographies de la fiche ne portent pas de cote : mesurer avant de percer ou d’imprimer un châssis à l’aveugle.
- Contrôler le contenu à la réception. Compter les plaques et la visserie reçues et les comparer à ce qui est décrit ci-dessus — c’est le seul moyen de constater une différence le jour de la livraison.
Questions fréquentes
Le servomoteur est-il fourni ?
Non. L’article est le support mécanique : les plaques et leur visserie. Le servomoteur, son palonnier et son câble se commandent séparément.
Les deux plaques ont-elles un usage différent ?
Elles se montent de la même manière : les deux vis traversent les oreilles du servomoteur et la plaque. La grande plaque ajoute deux fentes oblongues en partie haute, qui servent à la fixer au châssis en réglant sa position ; la petite prend moins de place.
Puis-je utiliser un MG90S ou un autre servo de 9 g ?
Oui, à condition qu’il ait le même carré de fixation que le SG90 — c’est le cas du MG90S, à engrenages métalliques. Un servomoteur plus gros ne passe pas par cette ouverture.
Peut-on visser la plaque sur du bois ou un châssis imprimé en 3D ?
Oui. La plaque n’impose pas son support : elle se visse sur tout ce qui est assez rigide pour ne pas se déformer sous le couple du servomoteur, et les fentes oblongues laissent de la marge pour ajuster la position avant le serrage définitif.
Faut-il un programme particulier ?
Aucun programme n’est propre au support : c’est le servomoteur qui se programme. Celui du mini-projet ci-dessus sert de test mécanique, pas de commande de projet.
À combiner avec
- le servomoteur MG90S — même format de 9 g, à engrenages métalliques, pour un montage qui travaille plus fort ;
- le driver I2C PCA9685 — la carte qui commande jusqu’à seize servomoteurs et leur apporte une alimentation dédiée, dès que le projet en demande plusieurs ;
- le support caméra TILT — un bâti orientable en deux axes, pour faire tourner et incliner un module plutôt que le fixer simplement à plat.















