La résistance de 470 Ω en 1/4 W est vendue ici à l’unité : c’est la valeur que l’on vient chercher quand une seule manque pour terminer un montage, ou quand on veut l’essayer avant d’en prendre tout un lot.
Sa valeur se lit sur le corps bagué — jaune, violet, marron, or — sans multimètre. Elle se plante sur une plaque d’essai et se soude sur un circuit imprimé comme toute résistance traversante. Sa place naturelle est en série avec une LED : à cette valeur, le voyant reste franc tout en divisant par deux le courant d’une 220 Ω, ce qui laisse de la marge de puissance quand le montage passe du 5 V au 12 V.
Ce qu’une 470 Ω à l’unité rend comme service
Une résistance ne consomme pas le courant, elle le limite et fixe une tension. La valeur choisie détermine donc deux choses à la fois : le courant qui traverse le composant voisin et la chaleur que la résistance devra dissiper.
- Protection d’une LED — 6,4 mA sous 5 V, 21,3 mA sous 12 V : l’éclat reste net dans les deux cas, et la dissipation demeure dans les 1/4 W.
- Voyant sur une alimentation 12 V — c’est le cas qui justifie le mieux cette valeur : une 220 Ω y dissiperait près de 0,45 W et chaufferait anormalement.
- Diviseur de tension — associée à une 10 kΩ, elle ramène une tension à un niveau mesurable par une entrée analogique.
- Résistance de base d’un transistor — brider le courant envoyé sur la base d’un 2N2222 qui commande un voyant ou un petit relais.
- Ligne maintenue à un niveau connu — en liaison à la masse, elle empêche une entrée de flotter et de lire des valeurs aléatoires.
- Constante de temps courte — environ 47 ms avec un condensateur de 100 µF, 4,7 ms avec 10 µF.
- Limitation sur une sortie logique — protéger une broche contre un court-circuit franc ou brider une liaison optique.
Caractéristiques techniques
| Valeur | 470 Ω |
|---|---|
| Puissance nominale | 1/4 W (0,25 W) à 70 °C, avec déclassement progressif au-delà |
| Code couleur 4 bandes | jaune · violet · marron · or — 4, puis 7, puis un zéro |
| Code couleur 5 bandes | jaune · violet · noir · noir · marron — trois chiffres, puis aucun zéro |
| Tolérance | ±5 % en version à 4 bandes, soit de 446 Ω à 493 Ω ; ±1 % en version à 5 bandes |
| Tension maximale | 250 V en service continu pour ce format |
| Tension limite par la puissance | Environ 10,8 V à ses bornes : au-delà, la dissipation dépasse 1/4 W |
| Type | Résistance à couche carbone, boîtier traversant |
| Dimensions du corps | Environ 6,3 mm de long sur 2,3 mm de diamètre |
| Pattes | Axiales, diamètre environ 0,55 mm, écartement standard de 10,16 mm (400 mil) entre les trous |
| Température de service | −55 °C à +155 °C |
| Conditionnement | À l’unité ; la même valeur existe par lot de dix |
Lire la valeur sur le corps
Le code couleur suit toujours la même logique : deux chiffres, un multiplicateur, puis la tolérance. Une 470 Ω se reconnaît donc à ces bagues :
| Version 4 bandes (±5 %) | jaune · violet · marron · or — 4, puis 7, puis un zéro |
|---|---|
| Version 5 bandes (±1 %) | jaune · violet · noir · noir · marron — 4, 7, 0, puis aucun zéro |
Un repère qui évite la moitié des erreurs : la bande de tolérance est écartée des autres, plus proche d’une extrémité du corps. On commence à compter depuis le côté opposé.
Mini-projet : un voyant 12 V piloté par un bouton
Le montage allume et éteint un voyant alimenté en 12 V à chaque appui sur un bouton. C’est le cas d’usage type de la 470 Ω : la carte ne fournit que le signal, la LED est alimentée par l’alimentation 12 V, et la résistance fixe le courant à une valeur que le 1/4 W supporte sans chauffer.
Le voyant est commandé par un petit transistor, car une broche de carte ne peut pas commuter 12 V : elle laisse passer quelques dizaines de milliampères au maximum, et seulement sous sa propre tension d’alimentation.
Ce qu’il faut
| La résistance | Une 470 Ω de cette page, en série avec la LED |
|---|---|
| Le voyant | LED 5mm Rouge, ou une LED 5mm Verte pour un témoin plus doux |
| Le commutateur | Transistor 2N2222 — sa base se pilote avec un courant très faible |
| La base | Une 1 kΩ entre la broche de sortie et la base |
| L’alimentation du voyant | Alimentation 12 V 2 A |
| La carte | Uno R3 + câble USB, alimentée par USB |
| Le bouton | Mini bouton poussoir |
| Le support | Plaque d’essai 400 points et Fils de prototypage mâle-mâle |
Le câblage
| Alimentation 12 V, borne + | → première patte de la résistance 470 Ω |
|---|---|
| Seconde patte de la 470 Ω | → patte longue de la LED (anode) |
| LED, patte courte (cathode) | → collecteur du 2N2222 |
| 2N2222, émetteur | → masse, commune à l’alimentation 12 V et à la carte |
Broche D7 de la carte | → résistance 1 kΩ → base du 2N2222 |
| Bouton poussoir | une patte à D2, l’autre à la masse |
Le point de vigilance est la masse commune : le fil de masse de l’alimentation 12 V doit rejoindre la masse de la carte, sinon le transistor n’a aucun chemin de retour et le voyant reste éteint. Le bouton n’a pas besoin de résistance de tirage, la carte en active une en interne sur l’entrée.
Le programme
À copier dans l’IDE Arduino, puis à téléverser sur la carte :
/*
* Voyant de signalisation 12 V pilote par un bouton
* Carte : Arduino Uno R3
* Montage : bouton entre D2 et la masse (tirage interne),
* sortie D7 vers 1 kohm puis base du 2N2222.
* +12 V vers 470 ohms vers la LED, cathode au collecteur,
* emetteur a la masse commune.
*
* Composants, brochage et fiche complete : www.marocproduits.com
*/
const byte PIN_BOUTON = 2;
const byte PIN_VOYANT = 7;
const unsigned long ANTI_REBOND = 40; // en millisecondes
byte lecture = HIGH; // derniere valeur brute lue sur le bouton
byte stable = HIGH; // valeur confirmee apres le delai
byte voyantAllume = 0;
unsigned long dernierChangement = 0;
void setup() {
pinMode(PIN_BOUTON, INPUT_PULLUP);
pinMode(PIN_VOYANT, OUTPUT);
digitalWrite(PIN_VOYANT, LOW);
}
void loop() {
byte actuel = digitalRead(PIN_BOUTON);
// Chaque oscillation du contact remet le compteur a zero.
if (actuel != lecture) {
lecture = actuel;
dernierChangement = millis();
}
// La valeur n'est acceptee qu'apres 40 ms sans oscillation.
if ((millis() - dernierChangement) >= ANTI_REBOND) {
if (stable != lecture) {
stable = lecture;
if (stable == LOW) { // appui confirme
voyantAllume = 1 - voyantAllume; // 1 devient 0, 0 devient 1
digitalWrite(PIN_VOYANT, voyantAllume);
}
}
}
}Comment ça marche
- Le voyant consomme environ 21,3 mA : la tension restante après la LED, soit 10 V, divisée par 470 Ω. La résistance dissipe alors 213 mW, sous ses 250 mW nominaux.
- Le 2N2222 se contente d’un courant de base de l’ordre du dixième du courant collecteur : la broche
D7ne débite que quelques milliampères, et la 1 kΩ borne ce courant. INPUT_PULLUPactive la résistance de tirage interne de la carte. Le bouton relié à la masse fait donc lireLOWà l’appui, etHIGHau repos : c’est l’inverse du réflexe habituel.- Les 40 ms d’anti-rebond écartent les oscillations mécaniques du contact. Sans ce délai, un seul appui produirait plusieurs basculements et le voyant semblerait s’allumer au hasard.
- L’inversion
1 - voyantAllumeremplace un test de complément : la valeur passe de 0 à 1 et inversement, sans état intermédiaire possible.
Pour aller plus loin
- Basculer une charge plus forte — un module relais 1 voie se pilote directement depuis la broche et commute la charge à la place du voyant.
- Deux voyants pour deux états — une seconde LED avec sa propre 470 Ω sur une autre broche donne un feu vert et un feu rouge, plus lisible qu’une seule lampe.
- Un signal sonore — un buzzer actif sur une sortie libre confirme l’appui sans qu’on ait l’œil sur le montage.
- Régler le seuil de coupure — avec une photo-résistance LDR et une 10 kΩ, le voyant 12 V s’allume tout seul à la tombée du jour.
Variante : le courant selon la tension d’alimentation
La valeur de la résistance se choisit en fonction de la tension disponible et de la tension de seuil de la LED — environ 2 V pour une rouge, 3,2 V pour une bleue ou une blanche. Ce que la 470 Ω donne avec une LED rouge :
| Sortie 5 V | 3 V restants : environ 6,4 mA, dissipation d’environ 19 mW |
|---|---|
| Sortie 3,3 V | 1,3 V restants : environ 2,8 mA — suffisant pour un témoin, faible pour un éclairage |
| Alimentation 9 V | 7 V restants : environ 14,9 mA, dissipation d’environ 104 mW |
| Alimentation 12 V | 10 V restants : environ 21,3 mA, dissipation d’environ 213 mW — encore dans les 1/4 W |
| Alimentation 24 V | La tension aux bornes de la résistance dépasse la limite de puissance : passer à une 1 kΩ |
Le point à surveiller est la tension supportée par la résistance, pas seulement le courant. À 12 V, elle tient environ 10 V, soit juste sous sa limite de 10,8 V : c’est acceptable pour une résistance à couche carbone de 1/4 W, à condition de lui laisser un peu d’air et d’éviter un boîtier fermé pour un fonctionnement continu.
Questions fréquentes
Pourquoi 470 Ω plutôt que 220 Ω pour une LED ?
Pour diviser le courant par deux et soulager la résistance. Sous 5 V, la différence d’éclat se voit à peine sur un témoin, alors que la dissipation passe de 41 mW à 19 mW. Sous 12 V, l’écart devient décisif : la 220 Ω dissipe près de 0,45 W et sort des 1/4 W.
La LED sera-t-elle nettement moins lumineuse qu’avec une 220 Ω ?
Un peu moins, sans que ce soit gênant pour une indication. À 6,4 mA, une LED rouge standard éclaire franchement en intérieur. L’écart devient visible si la LED sert à éclairer : dans ce cas, une valeur plus basse convient mieux.
La résistance chauffe-t-elle dans ce montage ?
Elle s’approche de sa limite sous 12 V — environ 85 % de sa puissance nominale — et reste froide sous 5 V ou 9 V. Pour un voyant allumé en permanence, donner de la marge avec une valeur plus élevée coûte peu d’éclat et évite tout échauffement.
Comment vérifier la valeur reçue sans multimètre ?
En lisant le code couleur : jaune, violet, marron, or en version à 4 bandes, la bande dorée servant de repère par son écart. Avec un multimètre, tout ce qui tombe entre 446 Ω et 493 Ω est conforme à la tolérance de ±5 %.
Peut-on obtenir 470 Ω en associant deux résistances ?
Oui, sans descendre sous la valeur visée de beaucoup : deux 220 Ω en série donnent 440 Ω et deux 1 kΩ en parallèle donnent 500 Ω, soit environ 6 % d’écart de part et d’autre. Pour une simple limitation de LED, l’écart passe inaperçu ; pour un diviseur de mesure, mieux vaut une seule résistance de la bonne valeur. Attention au piège : deux résistances de même valeur en parallèle donnent la moitié, jamais le double.
Les pattes peuvent-elles être raccourcies ?
Oui, après soudure. Pour un montage sur plaque d’essai, mieux vaut les laisser longues et droites : elles entrent sans forcer dans les trous et leur écartement de 10,16 mm correspond à cinq trous. Sur circuit imprimé, on plie les pattes à la pince et on garde assez de longueur pour que le corps ne touche pas la carte.
À combiner avec
Cette valeur accompagne une LED, un capteur ou une carte. Le KIT Starter contient déjà la carte Uno R3, la plaque d’essai, les fils et un jeu de résistances ; prendre une 470 Ω à l’unité sert de complément ou de rechange pour la valeur la plus sollicitée des montages à LED. Pour monter sans souder, la plaque d’essai 400 points et les fils de prototypage mâle-mâle sont les deux accessoires indispensables.
Les autres valeurs du même format se combinent avec celle-ci : la 220 Ω pour un éclat maximal, la 10 kΩ à l’unité pour un diviseur ou un tirage d’entrée, et la 1 kΩ pour polariser une base de transistor. Côté commande, le 2N2222 et le module relais 1 voie permettent d’aller au-delà de ce qu’une broche peut fournir, tandis qu’un potentiomètre 10 kΩ offre la version réglable à la main de la même famille de valeurs.







