Vingt-cinq millimètres, c’est la longueur M3 qui traverse une planche épaisse ou un empilement de trois épaisseurs sans laisser l’écrou en porte-à-faux au bord du trou. C’est aussi celle qu’on choisit volontairement un peu longue pour un assemblage qui doit rester réglable : une entretoise intercalée entre deux plaques, un support de capteur posé sur un socle en contreplaqué, une pièce qui doit coulisser entre deux serrages. Dans une réserve de visserie, c’est la longueur qui rattrape le plus souvent l’assemblage presque trop court.
Le lot contient dix vis à métaux à tête fraisée à empreinte cruciforme et dix écrous hexagonaux assortis. Aucune programmation n’entre en jeu pour ce produit : une vis se choisit sur quatre cotes — la longueur de tige utile, le diamètre du trou, la forme de la tête et le pas du filetage — que cette fiche détaille ci-dessous.
Caractéristiques techniques
| Type | Vis à métaux à tête fraisée, empreinte cruciforme, entièrement filetée |
|---|---|
| Filetage | Métrique M3 — diamètre 3 mm, pas de 0,5 mm |
| Longueur | 25 mm, mesurée tête comprise (environ 23,4 mm de filetage sous la tête) |
| Tête | Fraisée à 90 degrés, diamètre environ 5,6 mm, empreinte cruciforme |
| Écrous | Hexagonaux M3, hauteur environ 2,4 mm, serrage à la clé de 5,5 mm |
| Quantité | 10 vis et 10 écrous par lot |
| Matière | Acier, finition métallique claire |
| Outils | Tournevis cruciforme et clé plate ou à pipe de 5,5 mm |
Ce que traverse une vis de 25 mm
Le calcul est toujours le même : épaisseur traversée, plus la hauteur de l’écrou, le reste étant de la réserve. Ici, 23,4 mm de filetage sous la tête et 2,4 mm d’écrou laissent donc jusqu’à 21 mm de matière traversée avec un écrou pleinement engagé.
| Une planche de 18 mm et un support de 3 mm | 21 mm traversés : c’est la limite exacte de cette longueur, et la configuration la plus fréquente — un support imprimé vissé sur du bois ou du médium. |
|---|---|
| Un tasseau de 20 mm et une platine de 1 mm | L’écrou est engagé à fond sans réserve de filetage. Serrer sans forcer : l’effort passe dans le bois, pas dans la vis. |
| Une planche de 10 mm et une entretoise de 10 mm | 20 mm traversés plus la tête : la tige est juste assez longue pour que l’écrou morde, et l’entretoise garde l’écart voulu entre les deux plaques. |
| Trois épaisseurs de 6 mm | 18 mm traversés : un empilement de trois plaques se prend d’un seul serrage, à condition que les trois trous soient alignés au foret de 3,2 mm. |
| Deux plaques imprimées de 8 mm | 16 mm traversés : il reste de la tige derrière l’écrou, donc de la place pour une rondelle ou un léger débattement. |
| Un boîtier et son couvercle | Deux parois de 2 à 3 mm seulement : la tige dépasse largement derrière. Pour cet usage, prendre plutôt la vis M3 de 16 mm ou la vis M3 de 12 mm. |
Une tige trop longue se rattrape sans changer de vis : elle se coupe à la pince coupante, tandis qu’une tige trop courte ne s’allonge pas. Prévoir un à deux millimètres de réserve est donc une bonne habitude.
Compatibilité et filetage
Tout ce qui est taraudé M3 convient
Le pas normalisé de 0,5 mm est le même sur toute la visserie M3 du commerce : écrous, inserts thermiques à poser au fer à souder, taraudages. Une vis de ce lot se visse donc dans un écrou récupéré sur un autre montage, et inversement. Ne jamais apparier deux pas différents — M3 et M3,5 ne se vissent pas ensemble, et forcer abîme l’écrou comme la vis.
Dans le plastique imprimé en 3D
Une vis M3 se taille son filetage dans la matière avec un avant-trou d’environ 2,5 mm : la tenue est ferme, mais elle s’use à chaque démontage. Un trou de 3 mm ne tient rien, un trou de 2 mm fait fendre la pièce. Au-delà de quelques montages et démontages, mieux vaut un écrou logé dans une empreinte hexagonale ou un insert thermique.
Têtes fraisées et chanfrein
Une tête fraisée à 90 degrés s’encastre dans un chanfrein usiné ou moulé et affleure la surface. Posée à plat sur une surface non chanfreinée, elle n’offre qu’un appui annulaire réduit : le serrage est moins franc et la pièce se marque. Pour une surface plane, une tête cylindrique ou bombée convient mieux.
Longueur mesurée tête comprise
Sur une vis fraisée, la longueur annoncée part de la face supérieure de la tête. Le cône consomme environ 1,6 mm, d’où les 23,4 mm de filetage utile indiqués plus haut. Sur une vis à tête cylindrique, la convention est inverse — la longueur part du dessous de la tête. Deux vis de 25 mm de ces deux familles ne traversent donc pas la même épaisseur : c’est la cause la plus fréquente d’un assemblage qui manque de tige après un changement de modèle.
Usage dans un montage
- Boulonner un support imprimé sur une planche épaisse — un support pour capteur ultrason vissé sur du contreplaqué de 15 à 18 mm : c’est le montage le plus courant de cette longueur.
- Assembler un châssis de robot en prenant trois plaques empilées d’un seul serrage, ou en intercalant une entretoise pour créer un étage d’écart entre deux plaques.
- Fixer un servomoteur — un support de servomoteur boulonné sur le châssis, ou un support de moteur TT vissé sur son socle.
- Tenir une platine de moteur — la platine d’un moteur pas à pas est percée de quatre trous de 3 mm ; cette longueur traverse la platine, le support puis la base sans atteindre le bobinage.
- Immobiliser un palier — un roulement à billes linéaire LM8UU logé dans son support imprimé, lui-même boulonné sur le chariot.
- Profilé aluminium ou tube carré de 20 mm de côté : la vis traverse les deux parois opposées et l’écrou s’appuie derrière.
- Butée ou axe d’articulation : une tige qui dépasse largement derrière l’écrou sert de guide ou de pivot à un bras léger, la dureté du mouvement se réglant au serrage. Utile aussi pour mettre un coupleur d’axe souple en appui sur son support.
- Montage démontable sur un banc de test : une longueur franche accepte une rondelle et un contre-écrou, donc plusieurs démontages sans perdre de filetage.
Points d’attention
- Ne pas forcer au serrage. L’acier M3 n’accepte pas un couple important : au-delà d’un effort raisonnable, l’empreinte cruciforme s’abîme et le tournevis tourne dans le vide.
- Sur un montage qui vibre — châssis de robot, moteur, pièce mobile — la vis finit par se desserrer : deux écrous serrés l’un contre l’autre, ou une goutte de frein-filet sur le filetage, règlent le problème.
- Ne jamais engager une vis plus longue que la profondeur d’un trou taraudé : elle bute au fond. Sur un moteur, le bobinage se trouve juste derrière la platine.
- Percer au bon diamètre. 3,2 à 3,5 mm pour un passage libre, environ 2,5 mm pour que la vis morde dans le plastique.
- Une pièce mobile doit tourner librement autour de la vis. Si la vis se visse dans la pièce au lieu d’y coulisser, elle ne sert plus d’axe mais de taraudage, et l’articulation se bloque.
- Éviter d’associer deux aciers différents. Un écrou en acier inoxydable sur une vis en acier zingué grippe facilement, jusqu’à ne plus se démonter.
Questions fréquentes
La longueur de 25 mm comprend-elle la tête ?
Oui. Sur une vis fraisée, la longueur se mesure de la face supérieure de la tête à l’extrémité du filetage : le cône en consomme environ 1,6 mm, il reste donc près de 23,4 mm utiles sous la surface, dont 2,4 mm consommés par l’écrou. Sur une vis à tête cylindrique ou bombée, la mesure part du dessous de la tête, ce qui change tout le calcul à longueur annoncée identique.
Comment choisir entre 20, 25 et 30 mm ?
En mesurant l’empilement : épaisseur des pièces à traverser, plus 2,4 mm pour l’écrou, plus une réserve d’un à deux millimètres pour la rondelle et le serrage. Un support de 3 mm sur une planche de 18 mm relève de cette longueur ; un assemblage plus fin se contente de la vis M3 de 20 mm ; une planche plus épaisse, un profilé ou un montage avec entretoise appelle la vis M3 de 30 mm, voire la vis M3 de 40 mm.
Que faire si la vis est trop longue pour mon montage ?
Couper la tige, puis rattraper l’extrémité : la coupe écrase le filetage sur un ou deux millimètres et l’écrou ne s’y engage plus. Deux solutions simples — limer légèrement la pointe, ou visser un écrou au-delà de la coupe avant de couper : en le dévissant ensuite, il redresse le filetage au passage. Couper par petites touches et remettre l’écrou en place entre deux essais évite de retirer trop de matière.
Ces vis mordent-elles dans un support imprimé en 3D ?
Oui, avec un avant-trou d’environ 2,5 mm : la vis se taille son filetage dans la matière et tient fermement. Un trou de 3 mm ne tient rien, un trou de 2 mm fait fendre la pièce à la première insertion. Cette prise s’use à chaque démontage — au-delà de quelques montages, mieux vaut un écrou logé dans une empreinte hexagonale ou un insert thermique.
Faut-il un contre-écrou ou du frein-filet ?
Sur un montage fixe, un serrage correct suffit. Sur un châssis de robot, un moteur ou une pièce qui vibre, la vis finit par se desserrer : deux écrous serrés l’un contre l’autre, ou une goutte de frein-filet sur le filetage, règlent le problème. Serrer plus fort n’est pas une solution — l’empreinte cruciforme s’abîme bien avant que l’acier M3 n’accepte un couple important.
La vis est-elle assez longue pour traverser un écrou nylstop ?
Un écrou nylstop est plus haut qu’un écrou hexagonal ordinaire, d’environ un millimètre et demi : compter cette hauteur dans le calcul avant de choisir la longueur. Sur un assemblage de 20 mm, une vis de 25 mm laisse juste de quoi engager le frein nylon ; si l’écrou doit être traversé en entier, prendre la longueur au-dessus dans la famille, regroupée dans la fiche 10 vis M3 avec écrous.
À combiner avec
Cette longueur sert dès qu’un boîtier ou une platine doit être boulonné sur un socle épais : un boîtier pour Arduino Uno ou un boîtier pour Mega traversé par ses vis de fond, un boîtier pour Raspberry Pi 4 refermé sur son couvercle, ou un boîtier rail DIN pour circuit imprimé fixé sur une platine en médium. Dans tous ces cas, vérifier l’épaisseur cumulée des deux parois avant de serrer : si elle descend sous une dizaine de millimètres, la vis dépasse à l’intérieur du boîtier.











