Le contrôleur GSM à relais CL1-GSM se commande par le réseau mobile : une carte SIM, un SMS ou un appel manqué, et son contact s’ouvre ou se ferme. Ni réseau local, ni Wi-Fi, ni programme à écrire, et la commande fonctionne depuis n’importe où tant que le téléphone capte. C’est l’interrupteur qu’on installe là où tirer un câble n’a pas de sens : l’éclairage d’un atelier, une pompe, un portail, un chauffe-eau, un ventilateur de chambre froide.
L’appareil est un boîtier aluminium à ailettes portant la sérigraphie CL1-GSM controller, avec un bornier à trois vis (NO, COM, NC), un connecteur d’antenne à visser et un lecteur de carte SIM. Il se câble exactement comme un interrupteur sur le circuit à commander, et ne demande aucune compétence en électronique : le seul texte à écrire est le SMS qui déclenche le relais.
Ce que le contrôleur commande
- L’éclairage — atelier, vitrine, enseigne, éclairage extérieur : allumer et éteindre à distance, ou pendant une durée fixée.
- Une pompe ou un groupe — arrosage, remplissage d’un bassin, mise en route d’un moteur, avec une temporisation de 1 à 240 minutes.
- Un portail ou une porte — sur un moteur 12, 24 ou 36 V continu, la commande par impulsion reproduit l’appui sur le bouton.
- Le chauffage et la ventilation — chauffe-eau, soufflerie, chambre froide, aération d’un local technique.
- Un appareil à redémarrer — box, routeur, serveur, machine restée bloquée : une coupure de quelques secondes, à distance.
- Un appareil bruyant ou lointain — le relais coupe le circuit d’alimentation, ce qui convient aussi bien au 12 V continu qu’au 230 V alternatif dans la limite de ses contacts.
Caractéristiques techniques
| Modèle | CL1-GSM controller, marque BETTER DESIGN sérigraphiée sur le boîtier |
|---|---|
| Sortie | Un relais, contact inverseur NO / COM / NC sur bornier à vis trois pôles |
| Pouvoir de coupure | 10 A en 250 V alternatif, 15 A en 125 V alternatif, charge résistive ; pour une charge inductive (moteur, pompe, transformateur), compter la moitié |
| Alimentation du boîtier | 9 à 12 V continu, plage d’entrée donnée par le fabricant ; le boîtier ne se raccorde pas directement au secteur |
| Réseau | GSM 2G, carte SIM au format standard, sans code PIN |
| Commandes | SMS avec mot de passe, appel manqué depuis un numéro autorisé, bouton poussoir sur le boîtier |
| Mot de passe | 0000 en sortie d’usine, modifiable par SMS |
| Numéros autorisés | Un ou plusieurs numéros maîtres, enregistrés par SMS ; eux seuls peuvent commander par appel |
| Minuteries | Impulsion de 0,5 à 9 secondes, temporisation de 1 à 240 minutes |
| Après une coupure de courant | Position conservée (mémoire active par défaut), réglage modifiable depuis le boîtier |
| Témoins | Deux voyants : l’un pour l’état du réseau, l’autre pour l’état du relais |
| Antenne | Connecteur coaxial à visser, en bout de boîtier |
| Boîtier | Aluminium à ailettes, pattes de fixation latérales percées |
| Usage | Intérieur, à l’abri de l’humidité |
Le bornier de sortie : NO, COM, NC
Les trois vis du bornier portent les mêmes repères que la sérigraphie du boîtier, et le choix de la vis décide du comportement du circuit :
NO | Normalement ouvert. Ce contact se ferme quand le relais est enclenché : c’est la borne des lampes, du chauffage, de la pompe — ce qui doit démarrer sur ordre. |
|---|---|
COM | Commun du relais. C’est la phase qui alimente le circuit, prise après le disjoncteur. |
NC | Normalement fermé. Ce contact est fermé au repos et s’ouvre sur ordre : pour un circuit qui doit rester alimenté et se couper à la commande. |
Le fabricant illustre trois usages sur les photos de cette page : une lampe ou un appareil électrique en 110 / 220 V alternatif, un moteur à courant continu 12, 24 ou 36 V, et un moteur alternatif de forte puissance. Dans le troisième cas, le contrôleur ne coupe pas la puissance lui-même : il pilote un contacteur, et c’est le contacteur qui alimente le moteur.
Pour une charge puissante
Si le moteur, la pompe ou l’appareil appelle plus que ce que les contacts supportent — un moteur alternatif de forte puissance, un ensemble de plusieurs machines — interposez un relais statique ou un contacteur entre le contrôleur et la charge. Le contrôleur ne commande alors que la bobine, ce qui le met à l’abri et reste dans la limite de ses contacts.
Mettre en service
- La carte SIM — une carte prépayée ordinaire convient, à condition que la 2G y soit active. Retirez le code PIN depuis un téléphone avant de l’insérer : le contrôleur ne saisit aucun code au démarrage. La carte se place dans le lecteur signalé sur le dessus du boîtier, dans le sens de la flèche.
- L’antenne — à visser sur le connecteur avant la mise sous tension, et à dégager du boîtier et de toute masse métallique.
- L’alimentation — 9 à 12 V continu sur l’entrée d’alimentation du boîtier. Un bloc 12 V continu convient ; le secteur ne doit jamais arriver là.
- Votre numéro maître — la commande par appel manqué ne fonctionne qu’après avoir enregistré votre numéro (commande SET, décrite plus bas) : sans cette étape, l’appareil refuse les appels entrants et l’on reste dépendant du bouton du boîtier.
- Le mot de passe — remplacez le 0000 d’usine dès la mise en service. Une fois le mot de passe changé, tous les SMS comportent le nouveau.
Les deux témoins
Le voyant du réseau indique l’accrochage au réseau mobile, celui du relais recopie la position du contact. Au démarrage, le voyant d’état clignote deux fois quand l’appareil conserve sa position après une coupure de courant, quatre fois quand il ne la conserve pas — le réglage d’usine est celui qui conserve.
Réinitialiser le contrôleur
Les deux boutons du boîtier, appuyés ensemble une seconde, remettent l’appareil à son état d’origine : mot de passe 0000 et numéros maîtres effacés. C’est la sortie de secours quand un mot de passe a été perdu ou qu’un numéro autorisé n’est plus joignable.
Les commandes SMS
La syntaxe est toujours la même : SN, puis le mot de passe, puis la commande. Le mot de passe d’usine est 0000, à remplacer dès la mise en service ; le numéro est celui de la carte SIM logée dans le boîtier. Chaque commande reçoit une réponse par SMS.
/*
* Relais GSM CL1-GSM - commandes SMS a envoyer au numero de la carte SIM
* Mot de passe d'usine : 0000, a remplacer des la mise en service.
* Le relais se commande aussi par appel manque : le numero enregistre comme
* maitre est raccroche et la position du contact bascule, sans frais d'appel.
*
* Composants, brochage et fiche complete : www.marocproduits.com
*
* SN0000ON enclenche le relais reponse : STATE IS ON
* SN0000OFF relache le relais reponse : STATE IS OFF
* SN0000T3 bascule pendant 3 secondes (0 = 0,5 s, puis 1 a 9 s)
* SN0000L120 maintient 120 minutes (001 a 240 minutes)
* SN0000CHECK renvoie l'etat du relais
* SN0000XT5 appel manque : bascule pendant 5 secondes
* SN0000XTC annule ce mode, appel manque franc
* SN0000CBO envoie un SMS de retour apres chaque appel
* SN0000CBC supprime ce retour, reglage d'origine
* SN0000NEW1234 remplace 0000 par le mot de passe 1234
* SN1234SET2126XXXXXXXX enregistre un numero maitre 2126XXXXXXXX
* SN0000SM0 autre mode de composition, si les SMS restent muets
* SN0000SM1 revient au mode par defaut
*/À quoi servent les commandes
- ON et OFF — l’enclenchement et le relâchement, la base de tout le reste.
- T — une impulsion courte, de 0,5 à 9 secondes : le geste d’un doigt sur un bouton. C’est la commande des portails, des gâches et des démarrages moteur.
- L — une temporisation longue, de 1 à 240 minutes : le relais se relâche seul à la fin du délai. Pour un chauffe-eau, un arrosage, une cuisson.
- CHECK — interroge l’appareil et renvoie la position du contact, utile quand on ne sait plus dans quel état on a laissé la commande.
- XT et XTC — avec XT, un appel manqué déclenche une impulsion de la durée choisie au lieu d’un basculement ; XTC revient au basculement.
- CBO et CBC — avec CBO, chaque commande par appel reçoit un SMS de confirmation ; par défaut l’appareil raccroche en silence.
- NEW — change le mot de passe. À faire à la mise en service.
- SET — enregistre un numéro maître. C’est la première commande à envoyer, sans elle l’appareil obéit à personne.
- SM0 et SM1 — deux modes de composition. Le mode par défaut convient à la plupart des pays ; SM0 est le repli pour les rares réseaux où l’appel aboutit mais où les SMS n’arrivent pas.
Commander par un simple appel manqué
Une fois votre numéro enregistré comme numéro maître, il suffit de composer celui de la carte SIM logée dans le boîtier : le contrôleur ne décroche pas, raccroche, et la position du contact change. L’appel n’est donc pas facturé et l’opération prend quelques secondes — c’est la façon la plus rapide de commander depuis un téléphone, sans écrire de message. Deux conditions : que la présentation du numéro soit active sur la ligne qui appelle, sinon l’appareil ne reconnaît personne, et que le numéro appelant soit bien l’un des numéros maîtres enregistrés.
Points d’attention
- Le secteur n’est pas un jeu. La partie en 230 V du circuit — phase, neutre, contacts du relais — se câble hors tension, dans un boîtier fermé, avec des conducteurs adaptés à l’intensité, et par une personne qui sait ce qu’elle fait. Aucun contact ne doit rester accessible.
- Une charge inductive se paie deux fois. Un moteur, une pompe ou un transformateur appellent au démarrage bien plus que leur puissance nominale : gardez de la marge, ou passez par un contacteur.
- Le métal étouffe le signal. Un contrôleur enfermé dans un tableau ou un coffret métallique fermé capte mal : déportez l’antenne à l’extérieur, ou installez l’appareil à l’air libre.
- La 2G doit être active sur le lieu d’installation. L’appareil travaille sur le réseau GSM et ne se rattrape pas sur la 3G ou la 4G : c’est la seule cause de panne qu’aucun réglage ne corrige. Vérifiez la couverture avec l’opérateur avant de fixer le boîtier.
- À l’intérieur, au sec. Le boîtier n’est pas étanche : local technique, abri ou mur intérieur, jamais dehors à la pluie.
- Alimentation 9 à 12 V continu. Une tension plus élevée abîme le contrôleur ; ne l’alimentez jamais en le branchant sur la tension qu’il commande.
Questions fréquentes
Faut-il écrire un programme ?
Non, et c’est ce qui distingue ce produit d’un module à monter soi-même. Il n’y a ni compilateur, ni bibliothèque, ni carte à téléverser : la mise en service se limite à la carte SIM, à l’antenne, à l’alimentation, à l’enregistrement du numéro maître et au changement du mot de passe. Le seul texte à écrire est le SMS de commande, dont la syntaxe figure plus haut. Si vous cherchez au contraire à construire la fonction vous-même autour d’un microcontrôleur, partez plutôt d’un module GSM/GPRS SIM900 et de votre propre code.
Quelle carte SIM faut-il ?
Une carte SIM GSM au format standard, prépayée ou sur abonnement, avec la 2G active et du crédit pour recevoir et envoyer des SMS. Retirez le code PIN depuis un téléphone avant de l’insérer dans le boîtier : un appareil qui démarre sur une carte verrouillée se comporte exactement comme un appareil sans réseau. Les cartes 3G et CDMA ne conviennent pas.
Comment savoir si la commande a bien été exécutée ?
Chaque SMS de commande reçoit une réponse indiquant la nouvelle position du contact. Pour un envoi par appel manqué, activez la confirmation par SMS (commande CBO) : l’appareil vous écrit après chaque basculement. En cas de doute, la commande CHECK renvoie l’état courant sans rien changer.
Que se passe-t-il après une coupure de courant ?
Par défaut, le contrôleur retrouve la position qu’il occupait avant la coupure. C’est le comportement attendu d’un circuit d’éclairage ou de chauffage : l’alimentation revient, l’appareil reprend son état. Le réglage inverse existe — le contrôleur redémarre alors relais relâché — et se change depuis le bouton du boîtier, le voyant d’état indiquant la position retenue.
Puis-je commander une pompe ou un moteur ?
Oui, dans la limite des contacts : 10 A en 250 V alternatif pour une charge résistive, la moitié pour une charge inductive comme un moteur ou une pompe. Au-delà, le contrôleur pilote un contacteur qui alimente lui-même la charge — c’est le montage que le fabricant illustre pour les moteurs alternatifs puissants. Pour les moteurs à courant continu des portails, la commande par impulsion remplace proprement l’appui sur le bouton.
Combien de circuits puis-je commander ?
Un seul : l’appareil porte un relais, donc un contact NO / COM / NC. Pour plusieurs circuits, il faut soit plusieurs contrôleurs, soit un montage à microcontrôleur avec un module relais, par exemple un module 4 relais 5 V piloté par une carte.
À combiner avec
Le contrôleur a besoin de deux choses qui ne viennent pas avec lui : une alimentation 12 V continu, et une antenne en bon emplacement. Pour l’alimentation, une alimentation 12 V 2 A suffit largement au contrôleur. Si vous hésitez entre l’appareil tout prêt et un montage à faire vous-même, la boutique référence aussi le récepteur de télécommande radio, sans carte SIM ni abonnement, mais limité à la portée de la télécommande — le GSM, lui, ne connaît pas de distance. Et lorsque la charge dépasse ce que les contacts supportent, ou que les commutations se répètent, complétez le montage avec les produits de la même catégorie que ce contrôleur.










