Le support de moteur TT est la pièce d’aluminium qui fixe le motoréducteur à boîtier jaune sur un châssis. Sans elle, le moteur n’offre aucune fixation à présenter à une platine : il finit collé, serré dans un collier, ou libre de tourner sur lui-même dès que le couple augmente. Le support est un petit bloc d’alliage d’aluminium d’environ 22 mm sur 12 mm et 5 mm d’épaisseur, percé au pas M3, qui vient s’appuyer contre le boîtier du moteur et rapporte les trous de fixation sur le châssis.
Il ne se programme pas et ne se câble pas : c’est une pièce mécanique, qui se monte à la main avec un tournevis cruciforme et une clé de 5,5 mm. Ce qui décide de la réussite du montage tient à trois cotes — le pas de la visserie, l’entraxe des passages de vis du boîtier, et la place laissée à la roue une fois l’ensemble vissé. Les trois sont détaillées ci-dessous.
Caractéristiques techniques
| Type | Support de fixation pour motoréducteur à boîtier jaune au format TT |
|---|---|
| Matière | Alliage d’aluminium, finition naturelle argentée |
| Dimensions | environ 22 mm de long, 12 mm de large et 5 mm d’épaisseur |
| Perçage | Trous au pas métrique M3 — diamètre 3 mm, pas de 0,5 mm |
| Entraxes annoncés | environ 17,4 mm entre les deux passages de vis longues, environ 7,8 mm entre les deux trous de fixation au châssis |
| Visserie adaptée | Vis M3 : deux vis longues traversant le boîtier du moteur, deux vis courtes pour la platine, avec leurs écrous |
| Masse | environ 10 g |
| Outils | Tournevis cruciforme et clé plate ou à pipe de 5,5 mm |
| Entretien | Aucun — un chiffon suffit à retirer la poussière |
Ce que contient la commande
| Le support | Un bloc en alliage d’aluminium, tel que photographié |
|---|---|
| La visserie | Le conditionnement habituel de cette référence comprend quatre vis M3 et deux écrous : deux vis longues pour traverser le boîtier du moteur, deux vis courtes pour la platine. C’est la visserie visible sur les photographies de présentation. Contrôler ses longueurs à la réception, un montage qui réclame une autre longueur se complétant avec un lot de vis M3 |
| Ce qui n’est pas fourni | Ni moteur, ni roue, ni châssis. Les photographies montrant un moteur en place décrivent le montage, pas le contenu de la commande |
Sur quel moteur il se monte
Le support reprend le perçage du moteur réducteur DC à boîtier plastique jaune — le moteur dit « TT » des châssis d’initiation — dans ses deux présentations, seul ou livré avec sa roue : c’est le même boîtier, donc le même perçage, et le même support pour les deux.
Le montage se reconnaît à ceci : le boîtier du moteur porte deux passages de vis qui le traversent de part en part. Les vis longues y entrent, ressortent derrière et reçoivent leurs écrous, ce qui plaque le support contre le boîtier sans percer ni coller quoi que ce soit.
Les moteurs qui ne conviennent pas
Un moteur d’une autre famille n’a ni ce boîtier ni cet entraxe : un servomoteur se fixe par ses propres oreilles, un moteur pas à pas par sa platine, et un petit moteur à axe nu n’offre aucun trou. Dans ces cas, c’est le support propre à ce moteur qu’il faut, pas celui-ci.
Un support par moteur
Un robot à deux roues motrices en demande deux — un par moteur, de part et d’autre du châssis et à la même hauteur. Le troisième appui est assuré par une roue libre. À quatre roues motrices, il en faut quatre.
Monter le support sur le moteur
- Poser le moteur sur l’établi, boîtier jaune vers le haut et axe de sortie dégagé, pour ne pas le tordre pendant le serrage.
- Présenter le support contre la face du boîtier où arrivent les deux passages de vis, jusqu’à ce que les trous tombent en face. Si les trous ne coïncident pas, retourner le support : le bloc n’a qu’un sens utile.
- Engager les deux vis longues à la main, sans outil, pour ne pas abîmer un filetage en travers. Elles traversent le boîtier et ressortent de l’autre côté.
- Visser les deux écrous à la main sur les vis qui dépassent, puis serrer modérément au tournevis et à la clé de 5,5 mm, un peu de chaque côté à tour de rôle, jusqu’à ce que le support soit plaqué contre le boîtier.
- Faire tourner l’axe à la main sur un tour complet : il doit rester libre, sans point dur et sans bruit de frottement.
Fixer l’ensemble sur le châssis
Une fois le moteur pris dans le support, c’est le support qui porte les trous de fixation. Percer la platine au foret de 3,2 mm, à l’entraxe des deux trous de fixation : un foret de 3,2 mm laisse passer une vis M3 sans jeu, un trou de 3 mm serre la vis et force sur l’aluminium, un trou de 4 mm laisse l’ensemble flotter.
Deux fabrications se rencontrent : si les trous de fixation sont taraudés, la vis passe par la platine et se visse dans le support ; s’ils sont traversants, elle traverse les deux et se bloque par un écrou derrière. Le résultat attendu est le même — l’ensemble moteur et support ne doit plus bouger d’un millimètre quand on appuie sur la roue.
Mesurer l’entraxe sur le support reçu avant de percer, et s’en servir comme gabarit : les cotes de cette famille de supports varient d’environ un millimètre d’un lot à l’autre.
Pourquoi de l’aluminium plutôt qu’un maintien de fortune
Un moteur maintenu par un support souple s’écarte de son axe dès que le couple augmente : la roue prend de l’angle et frotte la platine, ou la transmission se décale. L’alliage d’aluminium ne fléchit pas à cette échelle, et ses 5 mm d’épaisseur gardent le boîtier d’aplomb. Deux moteurs ainsi montés conservent des axes parallèles, ce qui évite que le robot tire d’un côté.
La contrepartie est double : une dizaine de grammes sur la balance, et un filetage dans l’aluminium qui prend du jeu bien plus vite qu’un filetage dans l’acier. C’est la raison pour laquelle ces vis se serrent sans forcer.
Points d’attention
- Ne jamais serrer à la force dans l’aluminium. Un filetage M3 dans l’aluminium s’arrache au premier excès de couple, et le support ne tient plus alors que par un écrou placé derrière. Serrer jusqu’au contact, puis compléter d’un quart de tour au plus.
- Contrôler qu’aucune vis n’entre dans le boîtier. Une vis longue engagée trop loin vient buter sur les engrenages plastiques du réducteur et les casse : le moteur force, grogne, puis se bloque. Si une vis dépasse à l’intérieur, la raccourcir ou intercaler une rondelle sous la tête.
- Un support présenté de travers voile l’axe. Le bloc doit s’appuyer bien à plat contre le boîtier. Monté en biais, il fait tourner la roue en faux rond et use prématurément le réducteur.
- Les vis se desserrent avec les vibrations. Sur un robot qui roule régulièrement, reprendre le serrage après les premières heures de marche, puis vérifier de temps en temps : un support qui prend du jeu finit par ovaliser ses trous.
- Ce support tient un moteur, il ne sert pas de châssis. Ses 22 mm sur 12 mm ne remplacent ni une platine ni une équerre de structure : il rapporte les fixations du moteur sur une platine qui, elle, reprend l’effort.
- Deux moteurs à la même hauteur, sinon le robot tire d’un côté. Avant d’accuser les moteurs ou la commande, mesurer la hauteur des deux supports et l’usure des deux pneus.
Usage dans un montage
- Base roulante à deux roues motrices : un support par moteur, fixés symétriquement de part et d’autre du châssis, et une roue libre pivotante à l’avant pour le troisième appui.
- Châssis à quatre roues motrices : quatre supports, tous à la même hauteur, pour que les quatre roues touchent le sol.
- Remplacement d’un moteur : les deux vis longues se dévissent, le support se réutilise sur le moteur neuf s’il partage le même boîtier.
- Réglage de l’assiette : intercaler une ou deux rondelles entre le support et la platine suffit à corriger un châssis qui penche ou un pneu qui frotte.
- Montage vertical : le support se visse aussi contre une paroi plutôt qu’en dessous, ce qui convient aux maquettes à entraînement par courroie et aux convoyeurs de démonstration.
Questions fréquentes
Le moteur est-il fourni avec le support ?
Non. Cette référence est le support avec sa visserie de montage. Le moteur réducteur à boîtier jaune est vendu de son côté, et les deux présentations existent : seul, ou déjà monté avec sa roue. Les deux sont liées plus haut, dans la section qui décrit les moteurs compatibles.
Le support convient-il à un servomoteur ou à un moteur pas à pas ?
Non. Le perçage reprend exactement celui du boîtier du moteur à réducteur, et ces deux familles de moteurs n’ont ni ce boîtier ni cet entraxe. Un servomoteur et un moteur pas à pas ont leurs propres supports.
Faut-il percer le châssis ?
Sauf si la platine est déjà percée au bon entraxe, oui. Deux trous de 3,2 mm suffisent, alignés sur les trous de fixation du support. Les percer d’un coup en tenant le support en place comme gabarit évite de se tromper d’entraxe.
Peut-on le monter sur un châssis imprimé en 3D ?
Oui, c’est un usage courant. Le trou de passage se prévoit à 3,2 mm, et dans une pièce imprimée mieux vaut une vis M3 traversante avec écrou qu’une vis qui se taille son filetage dans le plastique : le serrage déforme la pièce et le filetage se relâche.
Combien de supports pour un robot à deux roues ?
Deux, un par moteur. Un robot qui utilise une roue libre à l’avant ne demande aucun support supplémentaire pour cette troisième roue.
À combiner avec
Le support ne sert qu’avec le moteur qu’il tient, et le montage se complète par l’entraînement puis par l’étage de puissance. Côté entraînement, l’axe de sortie du moteur demande une roue à moyeu à méplats, qui s’emmanche sans vis ni accouplement. Côté commande, un module L298N fait tourner deux moteurs à courant continu, inverse leur sens et dose leur vitesse, sans jamais les brancher en direct sur la carte.
Pour la visserie, deux longueurs couvrent tous les montages : un lot de vis M3 de 25 mm pour un support boulonné sur une platine épaisse ou sur trois épaisseurs empilées, et un lot de vis M3 de 10 mm pour une platine de 2 à 3 mm. Les écrous se gardent avec les vis : ce sont eux qui se perdent en premier.
L’ensemble de ces pièces se retrouve dans la catégorie moteurs et drivers du catalogue, et le reste du train roulant dans la catégorie robotique.














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