Si une vis M3 de 12 mm est la longueur la plus commandée de la gamme, c’est qu’elle couvre l’assemblage le plus courant des montages électroniques : une carte de circuit imprimé posée sur une platine, un support de capteur vissé sur un châssis, ou deux pièces imprimées prises en sandwich avec un écrou derrière. La tige est assez longue pour que l’écrou soit engagé sur toute sa hauteur, sans ressortir inutilement de l’autre côté du montage.
Ce lot contient dix vis et dix écrous, exactement comme la photo les montre : dix vis à tête fraisée à empreinte cruciforme et dix écrous hexagonaux assortis. Le filetage est métrique — 3 mm de diamètre, pas de 0,5 mm — et se visse indifféremment dans l’écrou fourni, dans un trou taraudé M3 ou dans un insert noyé dans une pièce imprimée en 3D. Toute la gamme M3 partage ce même filetage : seule la longueur change, et chaque longueur se commande depuis sa propre fiche.
Caractéristiques techniques
| Type | Vis à métaux à tête fraisée, empreinte cruciforme, tige entièrement filetée |
|---|---|
| Filetage | Métrique M3 — diamètre 3 mm, pas de 0,5 mm |
| Longueur | 12 mm, mesurée tête comprise |
| Tige filetée utile | Environ 10,4 mm sous la tête : le cône de fraisage se prend sur la longueur annoncée |
| Tête | Fraisée à 90 degrés, diamètre environ 5,6 mm, empreinte cruciforme taille 1 |
| Écrous | Hexagonaux M3, hauteur environ 2,4 mm, serrage à la clé de 5,5 mm |
| Quantité | 10 vis et 10 écrous par lot |
| Matière | Acier, aspect métallique clair et brillant |
| Outils nécessaires | Tournevis cruciforme taille 1 et clé plate ou à pipe de 5,5 mm — non fournis |
| Emploi | Fixation sur carte à trous, châssis, pièce imprimée, support de capteur, de moteur ou de servo |
Ce que contient le lot
- Dix vis M3 de 12 mm à tête fraisée cruciforme, tige entièrement filetée. La vis se serre sur une épaisseur quelconque jusqu’à sa longueur nominale, sans partie lisse à traverser comme sur une vis partiellement filetée.
- Dix écrous hexagonaux M3 au même pas de 0,5 mm, assortis aux vis. Ils se vissent à la main puis se bloquent à la clé de 5,5 mm.
- Ni rondelle, ni outil de serrage. Le lot se limite à la visserie, comme la photo le montre.
Ce qu’une vis de 12 mm peut traverser
Le calcul est toujours le même : épaisseur des pièces à traverser, plus la hauteur de l’écrou, le reste formant la réserve. Ici, 10,4 mm de filetage sous la tête et 2,4 mm d’écrou laissent donc jusqu’à 8 mm de matière traversée avec un écrou engagé sur toute sa hauteur. Ce tableau donne les cas que l’on rencontre le plus souvent.
| Une carte de 1,6 mm seule | La tige ressort largement derrière l’écrou : il reste de quoi ajouter une rondelle ou un contre-écrou. Montage ouvert, sans risque. |
|---|---|
| Une carte de 1,6 mm sur un châssis de 3 mm | Environ 4,6 mm traversés : l’écrou est engagé à fond et il reste près de 3,5 mm de tige visible derrière. C’est l’emploi le plus direct de cette longueur. |
| Un support imprimé de 5 mm contre une carte de 1,6 mm | Environ 6,6 mm traversés, un peu plus d’un millimètre de tige derrière l’écrou : le montage est plein, sans jeu. Serrer sans excès, le plastique marque. |
| Une platine de 8 mm | C’est la limite exacte : l’écrou consomme ses 2,4 mm sans qu’il reste un filetage en réserve. Au-delà, passez à la 16 mm. |
Attention à la longueur de cette famille de vis : elle est mesurée tête comprise. Le cône en consomme environ 1,6 mm, d’où les 10,4 mm de filetage réel. Sur une vis à tête cylindrique ou bombée, la longueur se mesure au contraire à partir du dessous de la tête : deux vis annoncées « 12 mm » dans ces deux familles ne traversent donc pas la même épaisseur. C’est la cause la plus fréquente d’un assemblage qui manque de tige après un changement de modèle.
Deux autres longueurs encadrent celle-ci. En dessous, la 10 mm suffit pour une carte seule ou un assemblage de 6 mm au plus : c’est la longueur à préférer quand la tige ne doit pas ressortir à l’intérieur d’un boîtier serré. Au-dessus, la 20 mm prend deux plaques épaisses, une entretoise ou un écrou doublé d’une rondelle épaisse. Une entretoise taraudée M3 placée entre deux pièces se visse comme un écrou allongé : elle écarte la carte de son support et sert aussi à dégager les broches soudées en dessous.
Usage dans un montage
- Visser un moteur pas à pas sur son châssis — les moteurs au format NEMA 17 se boulonnent par quatre vis M3, un standard de cette mécanique. Le flasque d’un moteur pas à pas NEMA 17 est taraudé M3 : la vis se visse directement, sans écrou, à condition de percer le support au diamètre de 3,2 mm.
- Boulonner un support de moteur sur une platine — un support de moteur réducteur se fixe par deux ou quatre vis selon le modèle ; la longueur de 12 mm traverse la platine et prend l’écrou derrière, ce qui immobilise le support sous la poussée du moteur.
- Fixer une plaque de circuit imprimé dans un boîtier — une plaque à trous 8 par 12 cm se monte sur quatre colonnes ou directement sur le fond du boîtier, les trous de fixation étant percés à 3,2 mm, le diamètre prévu pour la vis M3.
- Refermer un boîtier sur son électronique — un boîtier pour Arduino Mega se visse sur ses quatre pieds : la vis traverse le fond du boîtier et l’écrou se serre derrière, la carte restant prise entre les deux.
- Assembler des pièces imprimées en 3D — un écrou logé dans une empreinte hexagonale, ou une vis dans un insert posé au fer, tiennent bien mieux qu’un taraudage pratiqué à même la matière, et se démontent sans s’user.
- Remplacer une vis perdue sur un châssis de robot, un support de capteur ou un boîtier démonté plusieurs fois : le lot de dix laisse de la réserve.
La tête fraisée : à quoi elle sert, et comment la loger
Une tête fraisée ne prend tout son sens que sur un trou chanfreiné : dans un trou droit, elle ne porte que sur l’arête du perçage, marque la matière et tient mal. Sur une façade métallique ou plastique, on ouvre le chanfrein avec un foret à chanfreiner, ou avec un foret ordinaire d’environ 6 mm tenu à la main et tourné lentement — l’angle de la vis est de 90 degrés, donc un foret plus large que le trou suffit à loger la tête. Sur une pièce imprimée, le chanfrein se modélise directement dans le dessin : un cône à 90 degrés autour du trou, débouchant sur un diamètre proche de 5,6 mm. La vis se monte alors à ras, et rien ne dépasse de la façade.
Quand la tête doit au contraire rester accessible et servir d’appui franc — sur une pièce qui pivote ou qu’on démonte souvent — c’est une vis à tête cylindrique qu’il faut, et non une fraisée : le fraisage encastré ne laisse aucune prise pour reprendre la vis au tournevis.
Points d’attention
- Le serrage se fait au contact, puis d’un quart de tour. Serrer plus fort n’apporte rien : cela fend un plastique imprimé, marque la carte contre laquelle on appuie et finit par arracher le filetage d’un taraudage dans l’aluminium. Contre une surface qui glisse — deux plaques peintes qui se déplacent — c’est une rondelle plate sous l’écrou qui règle le problème, pas un serrage plus énergique.
- Une tige trop longue dépasse de l’écrou. Sur un assemblage ouvert cela ne gêne pas, mais à l’intérieur d’un boîtier serré la tige qui sort peut toucher une piste, un connecteur ou un condensateur. S’il faut couper, une pince coupante fait le travail, puis un coup de lime sur le filetage remet la vis en état — sans cette reprise, l’écrou ne s’engage plus. Visser d’abord un écrou au-delà de la coupe et le dévisser ensuite redresse le filetage au passage.
- Vis à métaux et vis autotaraudeuse ne sont pas interchangeables. Une vis M3 est normalisée et se visse dans un écrou M3, un trou taraudé ou un insert ; une vis autotaraudeuse se taille elle-même son filetage dans la matière et n’a pas d’écrou assorti. En quincaillerie, une vis annoncée « 3 mm » n’est pas forcément au pas de 0,5 mm. Le pas se vérifie avant de forcer, avec l’écrou fourni : s’il se visse à la main, le filetage est le bon.
- Dans le plastique imprimé, percer le bon diamètre. Un avant-trou d’environ 2,5 mm dans du PLA ou de l’ABS laisse la vis M3 se tarauder elle-même avec une prise solide. Un trou de 3 mm ne tient rien — la vis tourne sans mordre ; un trou de 2 mm fait éclater la pièce à la première insertion.
- Garder la même longueur sur tout un assemblage. Quatre vis de longueurs différentes sur un même flasque donnent un serrage inégal et une pièce qui travaille. Le lot de dix permet justement d’équiper les quatre coins d’un même montage.
- Ne pas confondre les deux sens du mot longueur. Sur cette famille, 12 mm se mesurent tête comprise ; la longueur filetée réellement disponible est de 10,4 mm. Un assemblage calculé sur 12 mm de filetage se retrouve donc trop court d’environ 1,6 mm — c’est la vérification à faire avant de percer.
Questions fréquentes
Quel tournevis et quelle clé pour ces vis ?
Un tournevis cruciforme de taille 1 pour la tête, et une clé plate ou à pipe de 5,5 mm pour l’écrou — la dimension normalisée de l’écrou M3. Une clé à pipe tient mieux qu’une clé plate sur un écrou peu accessible et évite de riper sur la pièce voisine. Un tournevis trop large ne descend pas au fond de l’empreinte et abîme la croix, trop petit il tourne dans le vide.
La longueur de 12 mm comprend-elle la tête ?
Oui. Sur une vis fraisée, la longueur se mesure de la face supérieure de la tête à l’extrémité du filetage : le cône en consomme environ 1,6 mm, il reste donc près de 10,4 mm utiles sous la surface. Sur une vis à tête cylindrique ou bombée, la convention est inverse : la longueur part du dessous de la tête. Deux vis de 12 mm de ces deux familles ne traversent donc pas la même épaisseur.
Comment choisir entre 10, 12 et 16 mm ?
En mesurant l’empilement : épaisseur des pièces à traverser, plus 2,4 mm pour l’écrou, plus une réserve d’un à deux millimètres pour la rondelle et le serrage. Une carte seule relève du 10 mm, une carte sur une platine du 12 mm, deux plaques épaisses du 16 mm. Pour les assemblages longs ou les traversées d’entretoise, la gamme monte jusqu’à la 40 mm.
Faut-il une rondelle ou un contre-écrou ?
Sous l’écrou, une rondelle plate répartit l’appui et protège le plastique ou la peinture : c’est utile dès que la pièce est tendre. Sous la tête, non — une rondelle empêcherait la tête fraisée d’affleurer, ce qui annule tout l’intérêt du fraisage. Sur un châssis de robot, un moteur ou une pièce qui vibre, la vis finit par se desserrer : deux écrous serrés l’un contre l’autre, ou une goutte de frein-filet sur le filetage, règlent le problème. Serrer plus fort n’est pas une solution — au-delà d’un effort raisonnable, l’empreinte cruciforme s’abîme.
Ces vis mordent-elles dans un support imprimé en 3D ?
Oui, avec un avant-trou d’environ 2,5 mm : la vis se taille alors son filetage dans la matière et tient solidement. Un trou de 3 mm ne tient rien, un trou de 2 mm fait éclater la pièce à la première insertion. Cette prise se fatigue à chaque démontage — au-delà de quelques montages, mieux vaut un écrou logé dans une empreinte hexagonale ou un insert thermique, qui se démontent indéfiniment. C’est aussi ce qui justifie le lot de dix : les pièces imprimées se démontent plus souvent qu’on ne le prévoit.
À combiner avec
Cette longueur sert partout où deux pièces doivent être prises ensemble : un support de capteur à ultrasons vissé sur une platine, un support orientable de caméra sur un châssis mobile, ou un boîtier à rail DIN refermé sur son circuit. Pour un montage alimenté par batterie, un support de cellules 18650 se fixe avec la même visserie. Il manque une longueur pour votre assemblage ? Toute la gamme M3 est regroupée sur la fiche 10 vis M3 avec écrous.









