Une vis à métaux M3 de 10 mm est la longueur que l’on finit par commander par poignées : elle traverse une carte de circuit imprimé, une équerre de montage ou deux épaisseurs de plastique imprimé, avec juste ce qu’il faut de tige pour prendre l’écrou derrière. Son filetage est métrique — 3 mm de diamètre, pas de 0,5 mm — et se visse indifféremment dans l’écrou fourni, dans un trou taraudé M3 ou dans un insert noyé dans une pièce imprimée en 3D.
Ce lot contient dix vis et dix écrous, exactement comme la photo les montre : dix vis à tête fraisée à empreinte cruciforme et dix écrous hexagonaux assortis. La visserie de la gamme M3 est la même du 10 mm au 40 mm — seule la longueur change, jamais le diamètre ni le pas. Chaque longueur se commande depuis sa propre fiche.
Caractéristiques techniques
| Type | Vis à métaux à tête fraisée, empreinte cruciforme, tige entièrement filetée |
|---|---|
| Filetage | Métrique M3 — diamètre 3 mm, pas de 0,5 mm |
| Longueur | 10 mm, mesurée tête comprise |
| Tige filetée utile | Environ 8,4 mm sous la tête : la hauteur du cône de fraisage se prend sur la longueur annoncée |
| Tête | Fraisée à 90°, diamètre environ 5,6 mm, empreinte cruciforme taille 1 |
| Écrous | Hexagonaux M3, hauteur environ 2,4 mm, serrage à la clé de 5,5 mm |
| Quantité | 10 vis et 10 écrous par lot |
| Matière | Acier, aspect métallique clair et brillant |
| Outils nécessaires | Tournevis cruciforme taille 1 et clé plate ou à pipe de 5,5 mm — non fournis |
| Emploi | Fixation sur carte à trous, châssis, pièce imprimée, support de moteur ou de servomoteur |
Ce que contient le lot
- Dix vis M3 de 10 mm à tête fraisée cruciforme. La tige est entièrement filetée : la vis se serre sur une épaisseur quelconque jusqu’à sa longueur nominale, sans partie lisse à traverser comme sur une vis partiellement filetée.
- Dix écrous hexagonaux M3 au même pas de 0,5 mm, assortis aux vis. Ils se vissent à la main puis se bloquent à la clé de 5,5 mm.
- Ni rondelle, ni outil de serrage. Le lot se limite à la visserie, comme la photo le montre.
Ce qu’une vis de 10 mm peut traverser
La longueur se choisit à partir de l’épaisseur traversée, plus la hauteur de l’écrou. Sur cette vis, la partie filetée sous la tête mesure environ 8,4 mm et l’écrou en consomme 2,4 : l’assemblage peut donc atteindre 6 mm d’épaisseur tout en gardant un écrou engagé sur toute sa hauteur. Ce tableau donne les cas courants.
| Une carte de 1,6 mm seule | La longueur est généreuse : la tige ressort largement derrière l’écrou. Montage ouvert, sans risque — c’est le cas d’une carte fixée sur le fond d’un boîtier. |
|---|---|
| Une carte de 1,6 mm sur un châssis de 3 mm | Environ 4,6 mm traversés : l’écrou est pleinement engagé et il reste près d’un millimètre et demi de tige visible. C’est l’emploi le plus fréquent de cette longueur. |
| Deux plaques imprimées de 5 mm au total | Encore tenable, avec environ un millimètre de tige derrière l’écrou. Serrer sans excès : le plastique marque. |
| Un flasque de 6 mm | C’est la limite exacte : l’écrou est engagé sur toute sa hauteur, sans aucun filetage en réserve. Au-delà, passez à la 12 mm, et à la 16 mm dès que l’on interpose une entretoise. |
Attention à la longueur de cette famille de vis : elle est mesurée tête comprise. Le cône en consomme environ 1,6 mm, d’où les 8,4 mm de filetage réel. Sur une vis à tête cylindrique ou bombée, la longueur se mesure au contraire à partir du dessous de la tête : deux vis annoncées « 10 mm » dans ces deux familles ne traversent donc pas la même épaisseur. C’est la cause la plus fréquente d’un assemblage qui manque de tige après un changement de modèle.
Une troisième solution évite de changer de vis : une entretoise taraudée M3 placée entre les deux pièces écarte la carte du support et se visse comme un écrou allongé. Elle sert aussi à dégager les broches soudées sous une carte.
Usage dans un montage
- Fixer une carte ou un module sur un fond de boîtier — les trous de fixation d’un Arduino Uno mesurent environ 3,2 mm et acceptent une vis M3 : c’est la visserie prévue pour cette attache. Un boîtier Uno R3 se referme sur ces quatre vis.
- Boulonner un moteur pas à pas — les moteurs au format NEMA 17 se vissent sur leur châssis avec quatre vis M3, un standard de cette mécanique. Sur un moteur pas à pas NEMA 17 dont le flasque est déjà taraudé, la vis se visse directement, sans écrou.
- Visser un support de servomoteur ou d’axe — un support de servomoteur SG90 se boulonne par son pied sur une platine ; deux vis suffisent à bloquer la rotation du support sous l’effort du moteur.
- Assembler des pièces imprimées en 3D — un écrou logé dans une empreinte hexagonale, ou une vis dans un insert posé au fer, tiennent bien mieux qu’un taraudage pratiqué à même la matière, et se démontent sans s’user.
- Visser un afficheur, un module ou une façade sur un boîtier — la tête fraisée se noie dans la façade dès que le trou est chanfreiné, et laisse une surface lisse.
- Remplacer une vis perdue sur un moteur, un boîtier ou un châssis de robot démonté plusieurs fois : le lot de dix laisse de la réserve.
La tête fraisée : à quoi elle sert, et comment la loger
Une tête fraisée ne prend tout son sens que sur un trou chanfreiné : dans un trou droit, elle ne porte que sur l’arête du perçage, marque la matière et tient mal. Sur une façade métallique ou plastique, on ouvre le chanfrein avec un foret à chanfreiner, ou avec un foret ordinaire d’environ 6 mm tenu à la main et tourné lentement — l’angle de la vis est de 90 degrés, donc un foret plus large que le trou suffit à loger la tête. Sur une pièce imprimée, le chanfrein se modélise directement dans le dessin : un cône à 90 degrés autour du trou, débouchant sur un diamètre proche de 5,6 mm. La vis se monte alors à ras, et rien ne dépasse de la façade.
Points d’attention
- Le serrage se fait au contact, puis d’un quart de tour. Serrer plus fort n’apporte rien : cela fend un plastique imprimé, marque la carte contre laquelle on appuie et finit par arracher le filetage d’un taraudage dans l’aluminium. Contre une surface qui glisse — deux plaques peintes qui se déplacent — c’est une rondelle plate sous l’écrou qui règle le problème, pas un serrage plus énergique.
- Une tige trop longue dépasse de l’écrou. Sur un assemblage ouvert cela ne gêne pas, mais à l’intérieur d’un boîtier serré la tige qui sort peut toucher une piste, un connecteur ou un condensateur. S’il faut couper, une pince coupante fait le travail, puis un coup de lime sur le filetage remet la vis en état — sans cette reprise, elle ne se dévisse plus.
- Vis à métaux et vis autotaraudeuse ne sont pas interchangeables. Une vis M3 est normalisée et se visse dans un écrou M3, un trou taraudé ou un insert ; une vis autotaraudeuse se taille elle-même son filetage dans la matière et n’a pas d’écrou assorti. En quincaillerie, une vis annoncée « 3 mm » n’est pas forcément au pas de 0,5 mm. Le pas se vérifie avant de forcer, avec l’écrou fourni : s’il se visse à la main, le filetage est le bon. Une M3 dans un trou taraudé M4 tourne dans le vide, une M4 dans un trou M3 se bloque après un demi-tour.
- Dans le plastique imprimé, percer le bon diamètre. Un avant-trou d’environ 2,5 mm dans du PLA ou de l’ABS laisse la vis M3 se tarauder elle-même avec une prise solide. Un trou de 3 mm ne tient rien — la vis tourne sans mordre ; un trou de 2 mm fait éclater la pièce à la première insertion.
- Garder la même longueur sur tout un assemblage. Quatre vis de longueurs différentes sur un même flasque donnent un serrage inégal et une pièce qui travaille. Le lot de dix permet justement d’équiper les quatre coins d’un même montage.
Questions fréquentes
Quel tournevis et quelle clé pour ces vis ?
Un tournevis cruciforme de taille 1 pour la tête, et une clé plate ou à pipe de 5,5 mm pour l’écrou — la dimension normalisée de l’écrou M3. Une clé à pipe tient mieux qu’une clé plate sur un écrou peu accessible et évite de riper sur la pièce voisine ; une pince fine peut dépanner sur un écrou peu serré, au risque de marquer les pans. Un tournevis trop large ne descend pas au fond de l’empreinte et abîme la croix, trop petit il tourne dans le vide.
Pourquoi ma vis de 10 mm semble-t-elle plus courte qu’annoncé ?
Parce que sa longueur est mesurée tête comprise : le cône de la tête en consomme environ 1,6 mm et il reste 8,4 mm de filetage. Sur une vis à tête cylindrique ou bombée, la longueur se mesure au contraire à partir du dessous de la tête. Deux vis de 10 mm de ces deux familles ne traversent donc pas la même épaisseur.
Faut-il une rondelle ?
Sous l’écrou, une rondelle plate répartit l’appui et protège le plastique ou la peinture : c’est utile dès que la pièce est tendre. Sous la tête, non — une rondelle empêcherait la tête fraisée d’affleurer, ce qui annule tout l’intérêt du fraisage. Sur un montage qui vibre, une rondelle éventail ou une goutte de frein-filet sur le filetage vaut mieux qu’un serrage plus fort, qui finit par arracher le filetage ou fendre la pièce.
Ces vis tiennent-elles dans du plastique imprimé en 3D ?
Oui, avec un avant-trou d’environ 2,5 mm : la vis se taille alors son filetage dans la matière et tient solidement. Un trou de 3 mm ne tient rien, un trou de 2 mm fait éclater la pièce à la première insertion. Cette prise se fatigue à chaque démontage — au-delà de quelques montages, mieux vaut un écrou logé dans une empreinte hexagonale ou un insert thermique, qui se démontent indéfiniment.
Est-ce la visserie d’un boîtier de carte électronique ?
Oui, pour la plupart des boîtiers du marché, percés au diamètre des trous de fixation d’un Arduino Uno, soit environ 3,2 mm. Selon l’épaisseur du fond, ce sera cette vis avec son écrou, ou une vis plus longue passant par une entretoise taraudée M3 qui écarte la carte du fond — l’entretoise évite surtout que les broches soudées en dessous ne touchent la paroi.
À combiner avec
Ces vis servent partout où quelque chose se fixe : une plaque de circuit imprimé vissée sur un fond, un support de plaque d’essai boulonné sur une platine, ou un boîtier rail DIN refermé sur son circuit. Il manque une longueur pour votre assemblage ? Toute la gamme est rassemblée sur la fiche 10 vis M3 avec écrous, du 10 mm au 40 mm, chaque longueur gardant sa propre fiche.









