Le support 2 batteries 18650 avec interrupteur et connecteur est un boîtier fermé qui reçoit deux cellules lithium-ion et les transforme en bloc d’alimentation portable : un couvercle qui retient les cellules, un interrupteur marche-arrêt intégré, et un cordon qui sort du boîtier vers votre montage. C’est la façon la plus propre d’embarquer une réserve d’énergie sur un robot, une maquette ou une carte électronique, sans laisser traîner des cellules nues dans un sac.
Ce support ne se programme pas : c’est une pièce de câblage et de maintien. Ce qui compte pour bien l’acheter tient donc en quelques points — le format des cellules qu’il accepte, la façon dont les deux logements sont câblés entre eux, la sortie qu’il propose, et les précautions d’usage d’un pack lithium-ion qui n’embarque aucune électronique de surveillance.
Caractéristiques techniques
| Type | Boîtier porte-pile fermé pour 2 cellules 18650, couvercle coulissant |
|---|---|
| Cellules acceptées | 18650 lithium-ion — 18 mm de diamètre, 65 mm de longueur |
| Câblage interne | Deux logements isolés l’un de l’autre par une cloison ; la liaison entre les deux n’est pas lisible sur la photo — la mesure de tension la donne en une minute (voir plus bas) |
| Tension du bloc | Environ 7,4 V si les deux logements sont en série, environ 3,7 V s’ils sont en parallèle — à mesurer au multimètre avant le premier branchement |
| Interrupteur | À glissière, repères ON et OFF moulés dans le boîtier |
| Sortie | Cordon de deux conducteurs — un orange, un noir — sortant par un passe-câble |
| Connecteur | Connecteur cylindrique mâle au bout du cordon : corps plastique noir et pointe métallique |
| Matériau | Boîtier et couvercle en plastique noir |
| Électronique embarquée | Aucune : ce support est passif, il ne surveille ni la charge ni la décharge |
| Longueurs de fil | Cordon court, prévu pour rejoindre un connecteur voisin dans le même boîtier |
Dimensions et encombrement
La seule cote réellement normalisée ici est celle des cellules : une 18650 mesure 18 mm de diamètre sur 65 mm de longueur. Le logement est taillé pour cette cote, et c’est elle qui fixe tout le reste.
- Largeur intérieure — deux cellules côte à côte, soit environ 37 mm.
- Longueur intérieure — 65 mm de cellule, plus la course du ressort de contact : une soixantaine de millimètres de logement utile et quelques millimètres de débattement, soit de l’ordre de 70 mm.
- Hauteur intérieure — un diamètre de cellule, soit environ 18 mm.
L’encombrement extérieur, lui, n’est pas une cote normalisée : il dépend de l’épaisseur de la coque et du couvercle, qui ajoutent quelques millimètres tout autour. Le bloc obtenu reste un format de poche — l’équivalent d’un petit paquet de cartes, un peu plus épais. Si vous devez loger le boîtier dans un compartiment au millimètre, prévoyez la place des cellules (37 mm sur 70 mm sur 18 mm de logement) et ajoutez la coque : c’est le logement qui décide, jamais l’emballage.
Série ou parallèle : ce que cela change sur un pack de deux cellules
Deux cellules dans un même boîtier peuvent être câblées de deux façons, et le boîtier est fermé : l’extérieur ne permet pas de les distinguer. En série, le positif d’une cellule rejoint le négatif de l’autre : les tensions s’additionnent et le bloc délivre environ 7,4 V. En parallèle, les deux positifs et les deux négatifs sont réunis : la tension reste celle d’une cellule, environ 3,7 V, et seule l’autonomie double.
Ce qui ne change pas, en revanche, c’est la limite par cellule. Une lithium-ion ne descend pas impunément sous 3,1 V, et c’est cette valeur qui fixe le seuil de rechargement :
- Pack en série — 2 fois 4,2 V à pleine charge, soit 8,4 V ; rechargement dès 6,2 V.
- Pack en parallèle — 4,2 V à pleine charge, soit la tension d’une seule cellule ; rechargement dès 3,1 V.
- Dans les deux cas — le bloc ne doit jamais descendre jusqu’à la coupure. C’est la décharge profonde qui tue les cellules, pas le nombre de recharges.
Cette dernière ligne est la plus importante de la page. Comme ce boîtier est passif — ni coupure de surcharge, ni coupure de décharge profonde — rien ne coupe à votre place : le contrôle de la tension reste à faire à la main, au multimètre, et c’est ce qui décide de la durée de vie des cellules.
Deux mesures à faire avant de raccorder quoi que ce soit
Posez un multimètre sur les deux conducteurs du cordon : un fil sur chaque. Une inversion de polarité sur une carte ou un module est presque toujours définitive. Les couleurs du cordon sont un repère de fabrication, pas une garantie, et la mesure lève le doute immédiatement.
Puis, cellules en place et interrupteur sur ON, mesurez la tension entre les deux conducteurs. Le résultat vous dit comment le boîtier est câblé, et il est sans ambiguïté :
- Environ 7,4 V — les deux cellules sont en série. La tension s’additionne, et un convertisseur abaisseur ramène ce qu’il faut à la carte.
- Environ 3,7 V — les deux cellules sont en parallèle : la tension ne s’additionne pas, seule l’autonomie double. Il faudrait alors élever la tension au lieu de l’abaisser.
Cette vérification prend une minute et évite la seule erreur qui coûte cher dans ce montage : brancher un convertisseur abaisseur sur une réserve qui n’a pas la tension qu’on lui suppose.
Deux cellules qui doivent être jumelles
Dans un pack, les deux cellules travaillent ensemble et vieillissent ensemble : en série elles voient le même courant, en parallèle elles partagent le courant et subissent la même tension. Si elles ne partent pas du même état, celle qui est la plus faible travaille plus que l’autre et souffre à chaque cycle. Trois règles suffisent :
- Même modèle, même capacité. Ne mélangez jamais deux cellules de marques ou de capacités différentes, ni une cellule neuve avec une ancienne.
- Même niveau de charge au départ. Chargez les deux cellules à bloc avant de les installer, puis gardez toujours ce couple ensemble.
- Même sens. Repérez le téton de chaque cellule : c’est le pôle positif. Une cellule montée à l’envers ne fait pas seulement moins de tension, elle inverse la polarité vue par votre montage.
Et pour recharger : on retire les deux cellules et on les place dans un chargeur batterie 18650, chacune dans son logement. Un pack en série se recharge cellule par cellule, jamais en laissant le bloc branché sur une alimentation quelconque.
Ce qui est fourni, et ce qui ne l’est pas
Vous recevez le boîtier complet, tel qu’il est photographié : la coque, son couvercle coulissant, l’interrupteur à glissière monté d’origine, les deux logements avec leurs contacts et leurs ressorts, et le cordon déjà raccordé qui se termine par son connecteur.
Il n’y a ni cellule, ni chargeur, ni fusible, ni module de protection dans cet article. Les deux piles rechargeables 18650 sont un produit distinct, et c’est à vous de prévoir le chargeur qui les remettra d’aplomb. Le montage est donc à constituer : le support, deux cellules, et l’appareil à alimenter.
Compatibilité
- Cellules 18650 uniquement — c’est le format des logements. Une 14500 (14 mm de diamètre) ou une pile AA (14,5 mm) y flotterait sans faire contact, et une pile au format C ou D n’y entre pas.
- Cellules protégées : vérifiez la longueur. Une cellule protégée embarque un petit circuit qui l’allonge de quelques millimètres. Le logement est prévu au plus juste pour la cote normalisée ; dans un boîtier fermé, cette rallonge peut empêcher le couvercle de se remettre en place.
- Connecteur : comparez le diamètre. Le cordon se termine par un connecteur cylindrique mâle. Avant de commander, comparez-le à la prise femelle de l’appareil que vous voulez alimenter : un diamètre différent rend la prise inutilisable, alors que le reste du montage, lui, fonctionne.
- Alimentation d’un montage en 7,4 V — si les logements sont en série, moteurs, ponts en H, certains servomoteurs et modules d’alimentation acceptent directement cette tension. Une carte logique en 5 V ou 3,3 V passe par un convertisseur adapté.
Ce à quoi il sert dans un montage
- Alimenter un robot mobile — les moteurs et leur pilote réclament plus que les 5 V d’un port USB ; deux 18650 en série les fournissent directement, et un pack en parallèle passe par un convertisseur élévateur.
- Rendre un montage autonome — une carte, un capteur ou un afficheur qui tourne sur batterie, au lieu d’être rivé à une prise.
- Un marche-arrêt franc — l’interrupteur du boîtier coupe réellement le circuit, sans débrancher de fil ni retirer les cellules.
- Protéger les cellules — un boîtier fermé empêche une cellule nue de rouler et de toucher des objets métalliques, ce qui la mettrait en court-circuit.
- Recharger vite — le couvercle s’ouvre, les deux cellules partent dans le chargeur, et le bloc reprend du service en quelques secondes.
Points d’attention
- Le boîtier n’a aucune protection. Ni coupure de surcharge, ni coupure de décharge profonde, ni équilibrage : ce support est passif. Le contrôle de la tension reste à votre charge, et c’est le geste qui décide de la durée de vie des cellules.
- Ne jamais vider le pack jusqu’à la coupure. Un moteur qui ralentit ou une carte qui redémarre indiquent déjà une tension trop basse. Coupez, ouvrez, rechargez.
- Vérifier la polarité au multimètre avant le premier branchement, même si les couleurs du cordon vous paraissent évidentes.
- Ne jamais charger le pack en place. Le cordon et le connecteur ne sont pas prévus pour recevoir un chargeur ; la charge se fait cellule par cellule, hors du boîtier.
- Une tiédeur légère est normale, une chaleur franche ne l’est pas. Les cellules ont une résistance interne et le courant qui la traverse produit de la chaleur. Un boîtier franchement chaud, une odeur inhabituelle ou une cellule qui gonfle imposent d’arrêter le montage et de mettre les cellules de côté.
- Pas de court-circuit sur le cordon. Les deux conducteurs sortis du boîtier sont reliés aux cellules : s’ils se touchent, ils se mettent en court-circuit. Isolez-les si le montage n’est pas raccordé.
- Interrupteur sur OFF pendant le stockage. Le boîtier n’alimente plus rien, mais les cellules restent dedans : pour un appareil rangé plusieurs mois, mieux vaut les sortir.
Questions fréquentes
Le pack peut-il alimenter directement une carte Arduino ?
Par la prise jack d’alimentation, oui, si les deux logements sont câblés en série : la Uno accepte de 7 à 12 V, et un pack série plein en fournit 8,4. Mais quand les cellules approchent de 6 V, on passe sous la limite basse et la carte devient instable, redémarre ou s’éteint sans prévenir. C’est pourquoi les montages sur batterie passent en général par un convertisseur réglé à 5 V : la carte reçoit alors une tension régulière jusqu’à la dernière goutte du pack. Sur un pack câblé en parallèle, en revanche, la tension est trop basse pour la prise jack et il faut un convertisseur élévateur.
Faut-il des cellules protégées ?
Ce n’est pas obligatoire, mais c’est préférable sur un montage que l’on confie à quelqu’un d’autre. Les cellules protégées embarquent un petit circuit qui coupe en cas de court-circuit ou de décharge trop profonde, et elles sont légèrement plus longues — quelques millimètres qui peuvent gêner dans un logement prévu au plus juste. Avant de commander, vérifiez la longueur utile du boîtier si vous tenez à une dimension exacte.
Combien de temps le bloc tient-il ?
Tout dépend des cellules installées, du câblage du boîtier et du montage. L’ordre de grandeur est facile à retrouver : une cellule de 2000 mAh alimente un montage qui consomme 200 mA pendant une dizaine d’heures environ. En série, la capacité reste celle d’une cellule et c’est la consommation à 7,4 V qui compte, pas celle après conversion ; en parallèle, l’autonomie double à tension de cellule.
Peut-on surveiller l’état du pack sans programme compliqué ?
Oui, avec un multimètre : le cordon reste accessible et la tension se lit entre les deux conducteurs — c’est d’ailleurs la mesure qui dit si le boîtier est câblé en série ou en parallèle. Pour un montage qui doit se surveiller lui-même, le principe est un pont diviseur — deux résistances identiques qui divisent la tension par deux —, parce qu’une entrée analogique de carte mesure de 0 à 5 V alors qu’un pack série monte à 8,4 V. Le seuil utile est celui du bas : sous 6,2 V pour un pack série, soit 3,1 V par cellule, on recharge.
Pourquoi le boîtier chauffe-t-il un peu ?
Une légère tiédeur pendant une forte consommation est normale : les cellules ont une résistance interne, et le courant qui la traverse produit de la chaleur. En revanche, un boîtier franchement chaud, ou une odeur inhabituelle, impose d’arrêter immédiatement le montage : cela signifie que les cellules sont trop sollicitées ou que l’une d’elles est en fin de vie.
Peut-on brancher le pack sans retirer les cellules pour les recharger ?
Non, pas avec un chargeur à logements. Ces chargeurs rechargent cellule par cellule, en les surveillant individuellement ; ils n’ont pas été conçus pour alimenter un pack en série. On ouvre donc le couvercle, on sort les deux cellules, on les recharge, et on les remet dans le même sens. Pour un appareil rechargeable en place, il faut un module de charge intégré au montage, avec son propre contrôle de fin de charge.
Variante : avec ou sans interrupteur
La boutique propose aussi le support 2 batteries 18650 simple, sans interrupteur ni cordon. Le choix dépend d’un seul point : voulez-vous pouvoir couper l’alimentation sans toucher aux fils ?
| Ce support, avec interrupteur | Un bouton marche-arrêt sur le boîtier, un cordon déjà raccordé et un connecteur. C’est la version qui convient à un montage qu’on allume et qu’on éteint souvent : robot, lampe, appareil de mesure autonome. |
|---|---|
| Le support simple | Deux logements et leurs sorties à raccorder soi-même. Moins encombrant, et préférable quand l’interrupteur se trouve déjà ailleurs dans le montage, ou quand on veut souder ses propres fils à la longueur exacte. |
Dans les deux cas, les précautions de sécurité sont identiques, et la tension se vérifie de la même façon au multimètre avant de raccorder le montage.
À combiner avec
Pour rendre ce support immédiatement utilisable, prévoyez deux piles rechargeables 18650 du même modèle et un chargeur batterie 18650 à deux logements. Si vous préférez recevoir piles et chargeur d’un seul coup, le chargeur avec 2 batteries 18650 couvre le besoin. Et pour ramener les 7,4 V du pack à une tension utilisable par une carte ou un moteur, le convertisseur abaisseur ajustable LM2596 est le compagnon naturel de ce boîtier. Un multimètre reste utile pour vérifier la polarité et suivre la tension du pack.










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