Le support 14 broches — on dit aussi socket DIP-14 — est la pièce qui se soude sur une plaque à pastilles ou un circuit imprimé pour recevoir un circuit intégré en boîtier DIP-14. Quatorze contacts métalliques, deux rangées de sept, une encoche de repérage : le circuit se glisse par le dessus et ressort aussi facilement qu’il est entré.
C’est une pièce de connexion, pas un composant actif : il n’y a rien à y programmer, rien à y régler. Ce qui décide de l’achat tient en trois questions — le boîtier du circuit est-il bien un DIP-14, comment le support se soude, et avec quoi le monter. Cette fiche y répond.
Sur une carte de prototypage, le support est ce qui sépare un montage réparable d’un montage à refaire. Un amplificateur opérationnel qui a reçu une tension trop élevée se remplace en dix secondes, sans dessouder, sans abîmer les pastilles. La chaleur du fer à souder, qui abîme les puces traversantes, n’atteint jamais le circuit : c’est le support qui la prend.
Ce qui est fourni
Le support seul, tel qu’il est photographié. Il n’y a ni circuit intégré, ni plaque, ni fil, ni étain dans cet article : le support reçoit un circuit, il ne le remplace pas.
Sur un montage qui comporte plusieurs circuits, prévoyez un support par boîtier — c’est la pièce qui se remplace en cas de doute, bien avant la carte elle-même.
Caractéristiques techniques
| Référence catalogue | Z464 — support pour circuit intégré, 14 broches |
|---|---|
| Format | DIP-14 traversant : deux rangées parallèles de 7 contacts |
| Pas des contacts | 2,54 mm (0,1 pouce) à l’intérieur d’une rangée — le pas universel des plaques d’essai et des circuits imprimés de prototypage |
| Écart entre les rangées | 7,62 mm (0,3 pouce), la largeur d’un boîtier DIP-14 standard |
| Corps | Plastique noir moulé, avec la rainure centrale qui sépare les deux rangées de contacts |
| Contacts | 14 contacts métalliques, un par broche, qui pincent les pattes du circuit |
| Repérage | Encoche moulée sur l’un des petits côtés, à aligner avec le repère du circuit ; selon les fabrications, le nombre de contacts est aussi rappelé par un marquage sur la face supérieure |
| Broches du support | Traversantes, étamées, prévues pour la soudure |
| Quantité | Un support, tel qu’il est photographié |
Compatibilité : quels boîtiers entrent dans ce support
Un support n’accepte que le nombre de broches pour lequel il est fait : c’est le boîtier du circuit qui commande, jamais l’inverse. Le format se lit sur la fiche du circuit ou sur la sérigraphie de sa référence, pas sur le support.
| DIP-14 | C’est le format de ce support : deux rangées de 7 broches au pas de 2,54 mm, écart de 7,62 mm |
|---|---|
| DIP-4 et DIP-6 | Trop petits pour ce support : un optocoupleur comme le PC817 (4 broches) ou le MOC3041 (6 broches) demande un support de son propre format |
| DIP-8 | Trop petit également : le NE555 et la plupart des petits amplificateurs opérationnels simples sont dans ce format |
| DIP-16 et au-delà | Ne rentrent pas : un MAX232 (16 broches), un ULN2803A (18 broches), un MAX7219 (24 broches) ou un ATMEGA328P (28 broches) forcent sur les contacts et les écartent définitivement |
Deux circuits qui partagent le même nombre de broches et le même écart entre rangées se remplacent l’un par l’autre dans le même support : un boîtier DIP-14 reste un boîtier DIP-14, quelle que soit la fonction du circuit.
Où est la broche 1, et dans quel sens compter
Le support est presque symétrique : orienté à l’envers, il s’insère sans que rien ne proteste. Le seul repère certain est l’encoche moulée sur l’un des petits côtés. Face à cette encoche, les contacts se comptent en tournant dans le sens inverse des aiguilles d’une montre : 1 à 7 sur la première rangée, puis 8 à 14 sur la seconde, en revenant vers l’encoche. La broche 8 fait ainsi face à la broche 7, et la broche 14 fait face à la broche 1.
Le circuit intégré suit exactement la même règle, avec son propre repère : un point creusé, une encoche en demi-lune ou un coin chanfreiné. Les deux repères doivent se faire face au moment de l’insertion. C’est la seule chose qui détermine si le montage fonctionnera : un circuit inséré à l’envers s’alimente par ses broches de sortie, et il ne survit pas toujours à l’essai.
Souder le support sur une plaque
- Présentez le support sur la plaque, encoche orientée comme sur votre plan de montage, et engagez les 14 broches dans les trous.
- Retournez la plaque et soudez une seule broche, à l’un des angles : c’est le point qui immobilise la pièce.
- Vérifiez que le support est plaqué et d’aplomb. Tant qu’une seule broche est soudée, il est encore temps de la chauffer pour redresser la pièce.
- Soudez les treize broches restantes, une par une, quelques secondes chacune. Inutile d’appuyer : le fer transmet la chaleur, pas la force.
- Coupez ras ce qui dépasse sous la plaque, puis insérez le circuit, encoches alignées, en appuyant régulièrement sur les deux rangées à la fois.
Une plaque à pastilles convient pour un montage d’essai, et une plaque PCB 10×15 pour la version définitive. Le support se soude comme n’importe quelle pièce traversante : fer propre, étain de qualité électronique, et pas de fer laissé en appui sur le plastique.
Sur une plaque d’essai, sans souder
Les broches du support sont au pas de 2,54 mm : elles entrent directement dans une plaque d’essai 830, et le support s’y comporte comme un circuit monté sur douilles. C’est la façon la plus rapide de changer de circuit sans rien dessouder, et cela permet de mesurer un circuit alors qu’il est en place.
Attention toutefois : ces broches sont prévues pour la soudure, et le maintien dans une plaque d’essai est moins ferme que celui d’une pièce conçue pour l’insertion répétée. C’est parfait pour un essai posé sur la table, moins pour un montage qu’on déplace ou qu’on range dans une boîte.
Points d’attention
- Un seul sens possible. Un support soudé à l’envers fonctionne, mais le circuit se retrouve alors inséré à l’envers lui aussi : c’est tout le montage qui devient faux. Repérez l’encoche sur votre plan avant la première soudure, pas après.
- Le plastique craint un fer laissé en appui. Quelques secondes par broche, avec un fer propre et étamé, suffisent toujours. Si une soudure ne prend pas, c’est la pastille qui est froide ou sale, pas le fer qui manque de temps.
- Ne jamais forcer un boîtier plus large. Un circuit de 16 broches engagé dans un support 14 élargit les contacts de façon définitive : le support ne pincera plus correctement un circuit de son propre format.
- Une patte tordue se redresse avant l’insertion, pas pendant. Une broche forcée dans un contact déforme celui-ci, et un contact déformé ne se redresse pas.
- La hauteur supplémentaire et les contacts en plus n’ont aucun effet sur un montage logique ou de mesure courant : c’est la contrepartie, très théorique, d’un circuit devenu remplaçable.
- Les contacts vieillissent. Après des dizaines d’insertions, un contact peut se desserrer : on le vérifie au multimètre, en continuité, circuit retiré, entre la broche du support et la pastille de la plaque.
Questions fréquentes
Le support a-t-il un sens, ou peut-on le souder dans n’importe quelle position ?
Il a un sens. L’encoche du support et le repère du circuit déterminent ensemble où se trouve la broche 1. Un support soudé dans le mauvais sens fonctionne électriquement, mais un circuit inséré suivant la même erreur s’alimente à l’envers. Repérez l’encoche avant de souder.
Comment retirer un circuit sans l’abîmer ?
Un petit tournevis plat glissé entre le boîtier du circuit et le support, à une extrémité, puis à l’autre : on fait levier un peu de chaque côté jusqu’à ce que les pattes sortent ensemble. Jamais en tirant sur une seule extrémité, jamais en tirant sur les pattes : c’est ainsi qu’un boîtier se fend ou qu’une patte se plie au ras du plastique.
Un circuit à 16 broches entre-t-il dans un support 14 broches ?
Non. Le support accepte exactement quatorze broches, et forcer un boîtier plus large écarte les contacts. Le format à retenir est celui du circuit, et il est écrit sur sa fiche.
Faut-il un support pour un circuit en boîtier CMS ?
Non, et ce support n’est pas fait pour cela. Un boîtier CMS se soude à plat sur la surface de la carte ; ce support-ci est traversant : il se soude de l’autre côté de la plaque, avec ses broches qui passent au travers.
Un circuit défaillant peut-il être confondu avec un support usé ?
Oui, et c’est l’erreur la plus fréquente. Avant de remplacer un circuit, contrôlez la continuité entre chaque broche du support et la pastille ou la piste correspondante, puis mesurez la tension d’alimentation directement sur les broches du support, circuit en place. Un contact desserré produit exactement les mêmes symptômes qu’un circuit fatigué.
Peut-on souder deux supports l’un sur l’autre pour gagner de la hauteur ?
Non, et cela n’a aucun intérêt électrique : chaque support ajoute ses propres contacts et allonge le chemin du signal. Si un circuit doit être surélevé pour dégager des composants voisins, mieux vaut revoir la disposition de la carte.
À combiner avec
Un support ne sert que peuplé : le premier élément à ajouter est donc le circuit lui-même. Le catalogue propose plusieurs circuits en boîtier traversant, chacun avec son propre nombre de broches — vérifiez ce nombre avant de choisir le support.
| Circuits en boîtier traversant du catalogue | Optocoupleur PC817 (4 broches), MOC3041 opto-triac (6 broches), Circuit NE555 temporisateur (8 broches), Circuit ULN2803A (18 broches), Circuit MAX7219CNG (24 broches), Circuit ATMEGA328P (28 broches) |
|---|---|
| Pour prototyper | Fils de prototypage mâle-mâle et, pour relier la carte au montage, les câbles Dupont |
| Pour peupler un montage logique | Résistances 1/4w 10 kΩ, LED 5mm blanche, Photo résistance LDR |
| Pour piloter le montage | Arduino Uno R3, qui lit les sorties du circuit et les compte, et le kit Arduino Uno Starter si vous partez de zéro |










