Ce kit réunit les deux moitiés d’une liaison radio déjà faite : une télécommande à quatre boutons (A, B, C et D) et un module récepteur qui décode le signal et présente le résultat sur quatre sorties. Rien à appairer, rien à décoder : dès la mise sous tension, le récepteur reconnaît l’adresse soudée en usine et porte la sortie correspondante au niveau haut quand un bouton est pressé.
Le module récepteur, de la famille des cartes YK04, est bâti autour d’un décodeur PT2272. L’étage radio reçoit le signal de la bande 433 MHz, le met en forme, et le décodeur n’ouvre ses sorties qu’après avoir reconnu l’adresse émise par la télécommande : une porte voisine, un thermostat sans fil ou un autre émetteur sur la même fréquence ne déclenchent donc rien. C’est le même circuit qui équipe les télécommandes de portail et les interrupteurs sans fil du commerce, en version nue à souder ou à câbler.
Sur la photo, la télécommande est présentée avec son capot coulissant qui recouvre les quatre boutons, son anneau porte-clés et son mousqueton. Le module se trouve à droite : connecteur mâle de sortie d’un côté, pastille ANT où vient se souder le fil d’antenne de l’autre.
Caractéristiques techniques
| Contenu du lot | Une télécommande à quatre boutons et un module récepteur à sorties logiques |
|---|---|
| Bande de fréquence | 433 MHz, point de repos usuel à 433,92 MHz |
| Modulation | OOK / ASK, télécommande à code fixe |
| Décodeur | PT2272 : quatre sorties de données et une sortie d’état VT |
| Alimentation du module | 5 V continu |
| Sorties | D0, D1, D2, D3 — niveau haut pendant l’activation du canal correspondant |
| Sortie d’état | VT, au niveau haut tant qu’une transmission valide est reçue |
| Connecteur | Broches mâles au pas de 2,54 mm, chaque broche repérée par sa sérigraphie sur la carte |
| Antenne | Pastille ANT à souder ; un fil quart d’onde mesure à peu près 17 cm sur cette bande |
| Réglage | Self d’accord à noyau, pour affiner le point de réception de la carte |
| Télécommande | Quatre boutons A, B, C, D sous capot coulissant, anneau porte-clés et mousqueton ; autonome, alimentée par la pile logée dans son boîtier |
| Portée | Quelques dizaines de mètres en champ libre avec une antenne correcte, bien moins à travers les murs et le métal |
| Dimensions du module | Carte au format YK04, environ 41 par 23 mm |
Brochage du module
Les repères sont imprimés sur la carte, en face de chaque broche du connecteur.
VCC | Alimentation 5 V continu. À découpler par un condensateur de 100 nF au plus près de la carte si l’alimentation est partagée avec des relais. |
|---|---|
GND | Masse, commune avec la carte de commande. |
D0 à D3 | Quatre sorties de données, une par bouton de la télécommande. |
VT | Sortie d’état : elle passe au niveau haut dès qu’une trame valide est reçue. Pratique pour réveiller une carte uniquement quand quelque chose se passe, ou pour allumer un témoin de réception. |
ANT | Entrée d’antenne. Y souder un fil d’environ 17 cm, tendu et éloigné de toute masse métallique. |
Les sorties D0 à D3 délivrent un niveau logique, pas un contact de relais. Elles ne commutent donc jamais directement une lampe, un moteur ou une pompe : entre la sortie et la charge, il faut un transistor, un réseau Darlington ou un module à relais, alimenté de son côté.
Ce que l’on en fait
- Commander une carte Arduino à distance — les quatre sorties remplacent quatre boutons, sans une ligne de décodage à écrire.
- Ouvrir un portail, un rideau ou une porte de garage — quatre canaux pour ouvrir, fermer, éclairer et arrêter, avec la télécommande au porte-clés.
- Allumer une pièce depuis l’extérieur — le module derrière un interrupteur, un ou plusieurs modules relais dans le tableau.
- Ajouter une télécommande de secours — une seconde télécommande réglée sur la même adresse complète un montage existant, sans toucher au récepteur.
- Tester un automatisme avant de le câbler en dur — quatre ordres suffisent pour valider une séquence, un sens de rotation ou un cycle d’arrosage.
Mini-projet : lire les quatre canaux avec une carte Arduino
Le module a déjà décodé le signal. La carte de commande n’a donc qu’à surveiller quatre entrées : chaque changement d’état est affiché sur le moniteur série et recopié sur un module à relais, qui allume alors ce que l’on veut — une lampe témoin ici, une charge réelle quand le montage est validé.
Ce qu’il faut
| La carte de commande | Un Uno R3 avec son câble USB. Un Nano ou un Pro Mini convient aussi, avec les mêmes numéros de broches pour ce montage. |
|---|---|
| Le kit | La télécommande et son module récepteur, c’est-à-dire ce produit. |
| Les liaisons | Six fils de prototypage mâle-mâle : deux pour l’alimentation, quatre pour les sorties D0 à D3. |
| L’alimentation | Si le montage ne doit pas rester attaché à un ordinateur, une alimentation 5 V 2 A alimente la carte et le module par la broche 5V. |
| Pour commander une charge | Un module 4 relais 5 V : ses entrées IN1 à IN4 se branchent directement sur les quatre sorties du programme. |
Le câblage
Module VCC | Broche 5V de la carte Arduino |
|---|---|
Module GND | Broche GND de la carte Arduino |
Module D0 | Broche numérique 2 de la carte |
Module D1 | Broche numérique 3 |
Module D2 | Broche numérique 4 |
Module D3 | Broche numérique 5 |
Module ANT | Fil d’environ 17 cm soudé sur la pastille, tendu et vertical |
| Module relais | IN1 à IN4 sur les broches 8 à 11 de la carte, son alimentation sur 5V et GND |
La masse est commune à tous les blocs : carte, module récepteur et module relais. Sans cette masse partagée, le montage reste muet même si tout paraît bien branché.
Le programme
Rien à installer : le module décode lui-même l’adresse et le numéro de canal, la carte lit simplement quatre niveaux logiques. Le programme tient en une boucle de lecture, une comparaison avec l’état précédent et une copie vers le module relais.
/*
* Telecommande radio 433 MHz avec module recepteur a quatre sorties
* Lecture des sorties D0 a D3 et commande d'un module 4 relais
* Carte : Arduino Uno R3
*
* Composants, brochage et fiche complete : www.marocproduits.com
*/
const byte NB_CANAUX = 4;
const byte entrees[NB_CANAUX] = {2, 3, 4, 5}; // D0 a D3 du module recepteur
const byte sorties[NB_CANAUX] = {8, 9, 10, 11}; // IN1 a IN4 du module relais
byte etatPrecedent[NB_CANAUX] = {0, 0, 0, 0};
void setup() {
Serial.begin(9600);
for (byte c = 0; c != NB_CANAUX; c++) {
pinMode(entrees[c], INPUT);
pinMode(sorties[c], OUTPUT);
digitalWrite(sorties[c], LOW);
}
Serial.println("Recepteur pret : appuyez sur A, B, C ou D");
}
void loop() {
for (byte c = 0; c != NB_CANAUX; c++) {
byte etat = digitalRead(entrees[c]);
if (etat != etatPrecedent[c]) {
etatPrecedent[c] = etat;
digitalWrite(sorties[c], etat);
Serial.print("Canal ");
Serial.print(c + 1);
if (etat == HIGH) {
Serial.println(" : actif");
} else {
Serial.println(" : repos");
}
}
}
delay(20);
}Comment ça marche
- Le module ne livre pas de signal brut à décoder : il présente des niveaux propres sur
D0àD3. Le programme n’a donc pas besoin de bibliothèque radio. - La comparaison avec l’état précédent évite d’agir cinquante fois par seconde : seule une transition déclenche l’affichage et la copie vers le relais.
- Le délai de vingt millisecondes en fin de boucle filtre les rebonds et garde le moniteur série lisible. Il ne se remarque pas à l’usage, un appui durant bien plus longtemps.
- Le numéro affiché est celui de la sortie du module, pas la lettre gravée sur le bouton : la correspondance entre A, B, C, D et
D0àD3dépend du code réglé en usine et se lit en appuyant une fois sur chaque bouton, en notant la ligne qui s’affiche. - La constante
NB_CANAUXfixe le nombre de canaux lus. La passer à 1 ne lit queD0, ce qui suffit pour une commande tout ou rien ne demandant qu’un ordre.
Points d’attention
- Ne jamais brancher une charge sur une sortie. Une sortie logique fournit quelques milliampères : elle pilote l’entrée d’un transistor ou d’un module relais, et rien d’autre. Pour plusieurs charges, un réseau Darlington ULN2803A reprend les quatre sorties d’un coup, avec la diode de roue libre déjà intégrée pour les bobines.
- L’antenne décide de la portée, pas le réglage. Sans fil sur la pastille
ANT, la portée se compte en mètres. Un fil d’environ 17 cm, tendu, vertical et dégagé de tout métal, change complètement le résultat ; c’est la première chose à faire avant de toucher à la self d’accord. - La self d’accord demande de la méthode. Elle règle le point de réception de l’étage radio. On la retouche d’un quart de tour à la fois, en mesurant la portée après chaque essai, jamais à l’aveugle : mal réglée, la carte ne répond plus du tout.
- Le comportement des sorties dépend du décodeur monté. Selon la version de la puce, la sortie reste active pendant l’appui, se verrouille jusqu’au prochain ordre, ou bascule à chaque appui : les trois familles partagent le même brochage et la même carte. C’est la seule chose à vérifier à la réception, au multimètre sur une sortie pendant un appui. Le programme de ce montage fonctionne dans les trois cas, puisqu’il suit les changements d’état.
- Une alimentation propre. L’étage radio est sensible aux parasites : alimenter le module relais et le module récepteur sur des fils distincts, et poser un condensateur de 100 nF entre
VCCetGNDau plus près de la carte réceptrice. Des relais collés juste à côté, sur la même piste d’alimentation, suffisent à rendre la réception capricieuse. - Code fixe, donc adresse partagée. L’adresse est soudée en usine, identique pour la télécommande et son récepteur : c’est ce qui rend le lot utilisable sans appairage. Deux ensembles de ce type réglés sur la même adresse se commandent mutuellement, et une télécommande perdue se remplace par un modèle réglé sur la même adresse.
Questions fréquentes
Faut-il appairer la télécommande au récepteur ?
Non. Le lot est réglé en usine sur une même adresse, côté émission comme côté réception : la mise sous tension suffit, sans touche d’apprentissage ni procédure à suivre. La télécommande n’émet d’ailleurs que lorsqu’un bouton est pressé, ce qui économise sa pile.
Peut-on se passer de carte Arduino ?
Oui, et c’est même le montage le plus courant. Les quatre sorties attaquent directement l’entrée d’un module relais ou d’un réseau Darlington : il n’y a aucun programme à écrire, la carte Arduino ne sert ici qu’à illustrer la lecture des canaux et à afficher ce qui se passe.
Que se passe-t-il si deux boutons sont pressés en même temps ?
Le décodeur PT2272 compare une adresse et quatre bits de données : c’est le dernier appui qui est transmis, et les sorties seules restent actives selon le mode de la carte. Rien n’est endommagé, mais mieux vaut éviter de compter sur deux canaux simultanés pour une manœuvre — monter, descendre et arrêter valent mieux que deux ordres contradictoires.
Quelle portée faut-il attendre en pratique ?
En champ libre, avec un fil d’antenne correct et des piles en bon état, quelques dizaines de mètres. Dans une maison, comptez plutôt dix à vingt mètres à travers deux murs, et beaucoup moins derrière une dalle en béton armé ou un mur de soutènement. La portée utile dépend surtout de l’antenne du récepteur : c’est le point sur lequel on gagne le plus, et pour quelques centimes de fil.
Combien de temps la sortie reste-t-elle active ?
Cela dépend de la version du décodeur montée sur la carte, comme expliqué dans les points d’attention : activation tant que le bouton est tenu, verrouillage, ou bascule. Dans tous les cas, une mesure au multimètre sur la sortie concernée pendant un appui donne la réponse en quelques secondes, et le programme proposé s’adapte aux trois comportements.
La télécommande fonctionne-t-elle sur une autre carte de la boutique ?
Oui, dès lors que l’autre récepteur travaille sur la même bande, en code fixe, avec la même adresse : plusieurs récepteurs peuvent ainsi obéir à la même télécommande, par exemple pour allumer deux points d’un même local.
À combiner avec
Si vous voulez transmettre vos propres données plutôt qu’un ordre tout fait, la paire émetteur et récepteur radio fréquence 433 MHz se câble sur les mêmes broches et laisse la carte décoder le message, canal par canal. Et si le montage part de zéro, le KIT Starter apporte la carte, la plaque d’essai et les fils nécessaires à tout ce qui est décrit ici.







