La LED 5 mm multi couleur est la diode électroluminescente traversante dans son format le plus courant, proposée ici dans six teintes : rouge, orange, jaune, verte, bleue et blanche. Chaque couleur se choisit dans le tableau des modèles, à l’unité ; le boîtier, l’entraxe des pattes et le courant de service sont les mêmes pour toutes.
C’est le composant par lequel commence tout montage : un témoin d’alimentation, un retour visuel sur une sortie, un feu de signalisation, une barre d’état. Une diode ne se règle pas et ne se programme pas — elle s’allume ou s’éteint — mais elle ne se branche jamais sans résistance en série. C’est la seule règle à retenir, et c’est elle qui décide de la durée de vie du composant.
Les six teintes de la famille
Ce qui distingue une couleur d’une autre, c’est sa tension directe : celle qu’il faut retirer de l’alimentation avant de calculer la résistance. Plus la diode émet vers le bleu, plus cette tension est élevée — et moins il reste de marge sous une alimentation de 3,3 V.
| LED 5 mm Rouge | 1,8 à 2,0 V · environ 660 nm · la plus économe en courant, aussi la plus lumineuse à courant égal |
|---|---|
| LED 5 mm Orange | 2,0 à 2,2 V · environ 620 nm · entre le rouge et le jaune, pour un voyant plus visible que le rouge |
| LED 5 mm Jaune | 2,1 V · environ 590 nm · la couleur du signal d’avertissement, sobre et lisible en plein jour |
| LED 5 mm Vert | 2,1 à 2,4 V · environ 570 nm · la teinte des voyants de marche et des feux de circulation |
| LED 5 mm Bleu | 3,0 à 3,2 V · environ 470 nm · éclatante, mais elle demande de la marge : voir le calcul plus bas |
| LED 5 mm Blanche | 3,2 à 3,4 V · spectre large · la plus lumineuse de la famille, utile pour éclairer plutôt que signaler |
Les teintes se mélangent sans changer le montage : même diapason de boîtier, mêmes pattes, même brochage. Un montage prévu pour une diode rouge accepte une verte au même endroit, à condition de recalculer la résistance.
Caractéristiques communes
| Boîtier | Cylindrique 5 mm traversant, époxy translucide, extrémité bombée en lentille |
|---|---|
| Pattes | Deux broches rigides, entraxe standard de 2,54 mm, à plier et couper à la longueur voulue |
| Tension directe Vf | De 1,8 V (rouge) à 3,4 V (blanche) selon la teinte, à 20 mA |
| Courant direct | 20 mA en continu, 30 mA en maximum absolu, brèves impulsions au-delà |
| Signal | Numérique : allumée ou éteinte, avec modulation de largeur d’impulsion pour régler l’éclat |
| Angle de vision | 20 à 40° selon les lots, lentille concentrée vers l’axe |
| Repère de polarité | Patte la plus longue = anode (+), méplat de la collerette du côté de la cathode (−) |
| Soudure | 260 °C pendant 3 secondes au maximum, à 3 mm du boîtier |
| Conditionnement | À l’unité, une teinte par article |
La résistance de série, teinte par teinte
Le calcul tient en une ligne : on retire la tension directe de la tension d’alimentation, puis on divise ce qui reste par le courant visé. Une résistance de 220 Ω posée en série sur une sortie en 5 V donne les courants suivants — tous sous les 20 mA du composant, ce qui est exactement le but.
| Rouge en 5 V | Il reste 3,2 V · environ 14,5 mA · éclat maximal sans forcer |
|---|---|
| Orange en 5 V | Il reste 3,0 V · environ 13,6 mA · aucun point de vigilance |
| Jaune en 5 V | Il reste 2,9 V · environ 13,2 mA · la valeur sûre pour un voyant permanent |
| Verte en 5 V | Il reste 2,9 V · environ 13,2 mA · identique à la jaune |
| Bleue en 5 V | Il reste 2,0 V · environ 9,1 mA · elle s’allume, mais avec moins de réserve |
| Blanche en 5 V | Il reste 1,8 V · environ 8,2 mA · il reste peu de marge, préférer 150 Ω pour l’éclat |
| Bleue ou blanche en 3,3 V | Le calcul ne laisse que 0,1 à 0,3 V : la diode reste presque éteinte. Ces deux teintes veulent 5 V |
| Sous 12 V | Passez à 1 kΩ : une 220 Ω laisserait passer plus de 40 mA et dissiperait près d’un demi-watt |
Une résistance de 220 Ω est donc la valeur polyvalente de cette famille : correcte pour toutes les teintes sous 5 V, et presque juste pour une diode bleue ou blanche. Elle dissipe moins de 50 mW dans un composant prévu pour 1/4 W : aucune marge à surveiller de ce côté.
Reconnaître le sens : patte longue, patte courte
Une diode montée à l’envers ne s’allume pas, et rien d’autre ne se produit : c’est l’erreur sans conséquence. Deux repères concordants donnent le sens.
| Patte la plus longue | Anode — côté positif. Elle va vers la sortie de la carte ou vers l’alimentation, en passant par la résistance |
|---|---|
| Patte la plus courte | Cathode — côté négatif. Elle va à la masse |
| Méplat de la collerette | Du même côté que la patte courte : c’est le repère qui reste une fois les pattes recoupées à longueur égale |
Mini-projet : un feu tricolore à trois diodes
Rouge, jaune, verte : trois teintes de cette famille, montées en cycle, reproduisent le fonctionnement d’un feu de circulation. C’est le montage qui exploite le mieux le catalogue multi couleur, puisqu’il utilise une teinte différente par rôle.
Ce qu’il faut
| Les diodes | Une rouge, une jaune, une verte — les trois premières lignes du tableau des teintes |
|---|---|
| La protection | Trois résistances de 220 Ω, une par diode |
| La carte | Arduino Uno R3 avec son câble USB |
| Le support | Plaque d’essai 400 points |
| Les liaisons | Fils de prototypage mâle-mâle |
Le câblage
| Rouge | Anode → résistance 220 Ω → sortie D9, cathode → masse |
|---|---|
| Jaune | Anode → résistance 220 Ω → sortie D10, cathode → masse |
| Verte | Anode → résistance 220 Ω → sortie D11, cathode → masse |
Les trois cathodes se rejoignent sur la ligne de masse de la plaque d’essai. Les résistances restent individuelles : une seule en commun sur trois diodes en parallèle ferait varier le courant des autres à chaque changement d’état.
Le programme
À copier dans l’IDE Arduino, puis à téléverser :
/*
* Feu tricolore a trois LED 5 mm : une rouge, une jaune, une verte
* Carte : Arduino Uno R3
* Montage : D9, D10 et D11 - une resistance de 220 ohms par LED - anode
* cathode de chaque LED vers la masse
* Cycle : rouge 2 secondes, verte 2 secondes, jaune 1 seconde.
*
* Composants, brochage et fiche complete : www.marocproduits.com
*/
const byte DIODES[3] = {9, 10, 11}; // 0 = rouge, 1 = jaune, 2 = verte
const unsigned int DUREE_ROUGE = 2000;
const unsigned int DUREE_VERTE = 2000;
const unsigned int DUREE_JAUNE = 1000;
void eteindreTout() {
for (byte i = 0; i != 3; i++) {
digitalWrite(DIODES[i], LOW);
}
}
void setup() {
for (byte i = 0; i != 3; i++) {
pinMode(DIODES[i], OUTPUT);
}
eteindreTout();
}
void loop() {
eteindreTout();
digitalWrite(DIODES[0], HIGH); // rouge
delay(DUREE_ROUGE);
eteindreTout();
digitalWrite(DIODES[2], HIGH); // verte
delay(DUREE_VERTE);
eteindreTout();
digitalWrite(DIODES[1], HIGH); // jaune, le temps intercalaire
delay(DUREE_JAUNE);
}Comment ça marche
- Le tableau
DIODESrange les trois broches dans l’ordre des rôles. Changer une broche ne demande donc qu’une seule modification, au même endroit. eteindreToutparcourt les trois sorties et les met à l’état bas : aucune diode ne reste allumée entre deux phases, ce qui évite qu’une teinte s’ajoute à la suivante.- Le
setupplace les trois broches en sortie puis éteint tout, pour qu’aucune diode ne s’allume pendant le téléversement. - La
loopenchaîne trois phases, chacune avec sa durée. Le cycle complet dure cinq secondes.
Variante : une autre teinte pour le feu
La phase jaune n’est pas tenue à la jaune : une orange produit un feu clignotant de chantier, une bleue un voyant d’alerte. Il suffit de changer la diode et de recalculer sa résistance — les durées et le programme restent identiques.
Questions fréquentes
Quelle résistance pour une LED 5 mm ?
220 Ω en série sous 5 V pour n’importe laquelle des six teintes : le courant reste entre 8 et 15 mA selon la couleur, sous les 20 mA du composant. Sous 12 V, montez à 1 kΩ. Aucune diode de cette famille ne se branche directement entre l’alimentation et la masse.
Puis-je mettre plusieurs diodes sur une seule broche ?
Oui, mais en série et non en parallèle : deux diodes en série partagent le même courant et se comportent comme une seule, à condition que la tension d’alimentation couvre la somme des tensions directes, plus celle de la résistance. Une broche de carte supporte environ 40 mA et l’ensemble du circuit une centaine de milliampères : au-delà de quelques diodes, on interpose un transistor plutôt que de charger la sortie.
Pourquoi ma LED bleue n’éclaire-t-elle presque pas en 3,3 V ?
Parce que sa tension directe approche les 3 V : il ne reste presque rien à faire chuter dans la résistance, donc presque aucun courant. Ce n’est pas la diode qui est défectueuse, c’est l’alimentation qui est trop juste. La bleue et la blanche demandent 5 V ; la rouge, l’orange, la jaune et la verte fonctionnent très bien en 3,3 V.
Peut-on les souder et couper les pattes ?
Oui. Trois secondes à 260 °C au maximum, à 3 mm du boîtier : au-delà, l’époxy se ramollit et la diode perd son étanchéité. Une fois les pattes recoupées à longueur égale, le méplat de la collerette reste le seul repère de polarité.
À combiner avec
Pour un montage qui reste en place sans ordinateur à proximité, une alimentation 5V 2A remplace le câble USB et alimente sans faiblir un jeu de diodes, y compris les teintes bleue et blanche gourmandes en tension. Les pattes se plient et se coupent à la pince, et les diodes restent démontables tant qu’elles ne sont pas soudées : la même poignée de composants sert donc à plusieurs essais successifs.
Si vous variez les couleurs d’un montage à l’autre, gardez chaque teinte dans son propre sachet : avec six références qui partagent le même boîtier, la seule façon de savoir ce qui reste dans le tiroir est de ne pas les mélanger.







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