La courroie GT2 de 6 mm est la courroie dentée ouverte qui équipe l’immense majorité des axes d’imprimantes 3D, de petites CNC et de robots : un pas de 2 mm, une denture arrondie qui s’engrène dans la poulie sans glisser, et un dos lisse sur lequel appuient les galets tendeurs. Elle est vendue au mètre, se coupe à la longueur voulue et se fixe sur un chariot par un serre-courroie ou par une simple attache.
Ce conditionnement au mètre est ce qui rend la référence universelle : au lieu de chercher une longueur de boucle fermée qui n’existe pas forcément pour votre machine, vous prenez la longueur nécessaire et vous la coupez. C’est la courroie des projets maison — chariot d’axe X ou Y, tête d’impression, petit convoyeur, portique de robot — comme des réparations sur une machine du commerce.
Caractéristiques techniques
| Type | Courroie dentée ouverte de type GT2 (profil curviligne, dents arrondies) |
|---|---|
| Pas | 2 mm entre deux dents — la définition du GT2 |
| Largeur | 6 mm |
| Longueur | Vendue au mètre : la longueur fournie suit la quantité commandée, en un seul tenant |
| Matière | Élastomère noir, armé de fils de traction noyés dans la masse |
| Faces | Une face dentée (l’intérieur de la boucle) et un dos lisse (l’extérieur) |
| Poulies compatibles | Poulies GT2 de pas 2 mm et de largeur 6 mm, du même profil |
| Emploi | Transmission d’un mouvement linéaire : axes d’imprimante 3D, CNC, robot, convoyeur léger |
Le pas GT2, et ce que cela change
Le pas est la distance qui sépare deux dents : 2 mm pour une courroie GT2. Une courroie dont le pas ne correspond pas à celui de la poulie n’usera pas seulement plus vite — elle sautera une dent sous l’effort, et l’axe perdra sa position sans que rien ne le signale à l’écran. C’est la première chose à vérifier avant de commander : le pas, puis la largeur.
Ce pas fixe aussi la précision que l’on peut attendre. Un moteur pas à pas d’imprimante fait 200 pas complets par tour. Avec une poulie de 20 dents, la courroie avance de 20 dents, soit 40 mm par tour de poulie : chaque pas complet déplace donc l’axe de 0,2 mm. Avec une poulie de 16 dents, ce sont 32 mm par tour, soit 0,16 mm par pas. Ce sont ces valeurs que l’on retrouve dans le micrologiciel — elles servent à convertir un déplacement demandé en nombre de pas.
Quelles poulies pour cette courroie
Deux poulies du catalogue sont taillées pour cette largeur de 6 mm, et l’on choisit entre elles selon la résolution voulue : la poulie GT2 de 16 dents pour axe de 5 mm offre le déplacement le plus fin par pas, la poulie GT2 de 20 dents pour axe de 5 mm est la plus répandue sur les axes d’imprimante. Les deux se montent sur un arbre de 5 mm, la dimension de l’arbre d’un moteur au format NEMA 17. Dans les deux cas, le pas et la largeur doivent correspondre à ceux de la courroie, sinon l’engrènement est faux.
Ce que vous recevez
- Une courroie GT2 de 6 mm de largeur, découpée à la longueur commandée et livrée d’un seul tenant, sans boucle fermée ni agrafes.
- Aucun accessoire de fixation. Ni tendeur, ni serre-courroie, ni poulie : cette page est celle de la courroie seule. L’attache se fait avec un tendeur du commerce, une pièce imprimée, ou une bride prise dans les dents.
- Une longueur continue, sans raccord soudé : la courroie se coupe proprement à la longueur du trajet, puis se ferme sur le chariot.
Usages typiques
- Axe d’imprimante 3D — l’application d’origine du GT2 : courroie d’axe X ou Y, tendue entre la poulie du moteur pas à pas NEMA 17 et une poulie folle, avec le chariot pris dans la boucle.
- Petite CNC ou graveur laser — déplacement d’un portique léger, où la courroie remplace avantageusement la vis sans fin, plus lente mais plus chère.
- Robot et bras articulé — déplacement d’un chariot le long d’un rail, entraînement d’un dispositif de préhension, pince ou palette.
- Convoyeur léger ou table à courroie — déplacement de petites pièces sur un plan, sur toute la longueur voulue puisque la courroie se coupe au mètre.
- Remplacement sur une machine du commerce — une courroie détendue ou effilochée se remplace en reprenant la longueur du modèle d’origine et en coupant la courroie au mètre à cette dimension.
Choisir la longueur
La longueur utile se relève en suivant le trajet réel de la courroie, et non la course de l’axe : on additionne les deux brins qui vont de la poulie motrice à la poulie d’extrémité, on ajoute la demi-circonférence des deux poulies — environ 32 mm pour une poulie de 16 dents, 40 mm pour une de 20 dents — puis on ajoute une marge pour la fixation du chariot et la plage de réglage du tendeur. En pratique, une dizaine de centimètres de marge sur un axe d’imprimante évitent de recommander une seconde fois. Une courroie plus longue que nécessaire se recoupe : c’est une découpe au cutter ou aux ciseaux, sans outil spécial.
Montage et tension
- Fermer la boucle sur le chariot. La courroie GT2 ne se soude pas ni ne se colle : les deux extrémités se rejoignent dans un serre-courroie, un bloqueur imprimé, ou sous une bride à deux vis. Faire se recouvrir les deux brins sur quelques centimètres, dents engagées dans les dents, répartit l’effort au lieu de tout laisser sur une seule vis.
- Dents vers la poulie. La denture est sur la face intérieure de la boucle : c’est elle qui s’engrène dans la poulie et non le dos lisse, sinon la courroie glisse dès la moindre charge.
- Tendre, mais pas plus. Au centre du brin libre, la courroie doit se déformer de quelques millimètres sous le doigt, et revenir à sa place. Une courroie trop tendue n’améliore pas la précision : elle charge les roulements du moteur et des poulies folles, qui finissent par siffler puis par prendre du jeu. Une courroie trop molle saute des dents lors des changements de direction rapides et décale l’axe pour le reste de la pièce.
- Aligner la poulie et le brin. Le brin doit rester parallèle à l’axe guidé. Une poulie décalée fait dériver la courroie vers une joue, l’use sur le flanc et la fait sortir de la gorge à la longueur.
- Rouler, puis retendre. La courroie neuve s’allonge très légèrement après quelques heures de fonctionnement. Une vérification puis un quart de tour sur le tendeur après la première utilisation suffisent à retrouver la tension de départ.
Découpe et entretien
- Couper entre deux dents, avec des ciseaux ou une pince coupante propre. Une coupe en travers d’une dent abîme l’armature du bout et le brin se met à s’effilocher.
- Fondre l’extrémité. Approcher la pointe de la coupe d’une flamme, très brièvement, pour ferrer la matière : le bout ne s’effilochera pas et la courroie glissera mieux dans son serre-courroie. Ne pas chauffer le corps de la courroie, qui perdrait sa souplesse.
- Éviter les rayons de courbure serrés et les plis marqués : le stockage se fait roulé en boucle large, pas plié en deux. Un pli marqué laisse un point dur qui cognera à chaque tour de poulie.
- Tenir la courroie à l’écart de l’huile, du solvant et du soleil. Ces trois facteurs attaquent l’élastomère et raccourcissent sensiblement sa durée de vie. Un chiffon sec suffit à la nettoyer.
Questions fréquentes
Quelle différence entre une courroie GT2 et une courroie T2.5 ou T5 ?
Le pas, et avec lui le profil : 2 mm pour le GT2, 2,5 mm pour la T2.5, 5 mm pour la T5. Ces courroies ne sont pas interchangeables, et une courroie T2.5 sur une poulie GT2 n’engrène pas correctement : les dents s’usent sur le flanc et sautent sous l’effort. Le GT2 est le standard des imprimantes 3D et des axes légers, parce que son pas fin et sa denture arrondie donnent un mouvement précis avec peu de jeu.
Combien de mètres pour une imprimante 3D ?
Cela dépend du format et de l’architecture : compter environ un mètre par axe sur une machine de taille courante, davantage sur un grand plateau. La méthode du paragraphe précédent — relever le trajet réel, puis ajouter une marge pour la fixation et le tendeur — est plus sûre qu’une longueur standard, car les tendeurs et les passages de courroie varient d’une machine à l’autre.
Peut-on coller ou souder deux morceaux bout à bout ?
Non, aucun collage ne reprend l’effort de traction d’une courroie de transmission, et le joint céderait au premier démarrage franc. Une courroie qui a cassé se remplace, ou se reprend par un serre-courroie qui serre les deux extrémités avec leurs dents en prise. C’est d’ailleurs cette solution qui permet de réutiliser une longueur déjà coupée.
La courroie convient-elle à un axe guidé par roulements linéaires ?
Oui, et c’est le montage le plus courant : un roulement à billes linéaire LM8UU glisse sur une tige lisse et le chariot est tiré par la courroie. Le point d’attention est l’alignement : le brin doit tirer dans l’axe des tiges, sinon le chariot est mis en biais et les roulements forcent.
À combiner avec
Pour transformer cette courroie en axe fonctionnel, il faut la poulie du moteur, le moteur qui l’entraîne et de quoi le piloter. Un CNC Shield V3 reçoit les pilotes de moteurs pas à pas et se monte sur un Arduino Uno pour animer un ou trois axes de CNC, tandis qu’une carte RAMPS 1.5 remplit le même rôle sur une imprimante 3D, avec ses emplacements pour les pilotes et les prises de fin de course. Les poulies de 16 et 20 dents citées plus haut complètent l’ensemble, côté poulie motrice comme côté poulie folle.








