La LED jaune 5 mm est la diode du signal : assez vive pour être vue de loin, assez sobre pour rester allumée en permanence sans éblouir ni fatiguer l’œil. C’est la teinte des voyants d’avertissement, des feux de chantier et des indicateurs de niveau. Ce lot en contient dix, à boîtier jaune translucide et pattes traversantes, prêtes à planter sur une plaque d’essai ou à souder sur un circuit imprimé.
Sa tension directe reste basse, environ 2,1 V : la résistance de série tombe dans les valeurs les plus courantes, et la diode s’allume même depuis une sortie en 3,3 V, sans transistor ni alimentation auxiliaire. C’est l’inverse d’une diode blanche et c’est le vrai avantage de la jaune.
Ce que contient le lot
- Dix diodes identiques — même boîtier, même teinte, même génération : elles s’assemblent sans se distinguer.
- Boîtier de 5 mm — époxy teinté jaune, lentille bombée moulée, collerette à la base avec un méplat qui marque la cathode.
- Deux pattes droites — non coudées, entraxe standard de 2,54 mm, à couper à la longueur voulue.
- Livrées en vrac — sans support ni résistance : la protection en série est à prévoir à côté.
Le même modèle est proposé à l’unité, en LED 5mm Jaune, pour remplacer une diode grillée ou compléter un lot sans en racheter dix.
Caractéristiques techniques
| Boîtier | 5 mm traversant, époxy jaune translucide, lentille bombée |
|---|---|
| Couleur d’émission | Jaune, longueur d’onde d’environ 585 à 595 nm |
| Tension directe | 2,0 à 2,2 V, typiquement 2,1 V à 20 mA |
| Courant direct | 20 mA en continu, 30 mA en maximum absolu, 100 mA en impulsions courtes (rapport 1/10) |
| Puissance dissipée maximale | Environ 100 mW |
| Tension inverse maximale | 5 V — une diode montée à l’envers ne s’abîme pas dans un montage en 5 V |
| Intensité lumineuse | Quelques centaines de millicandelas selon les lots : bien moins éblouissante qu’une diode blanche, ce qui est recherché pour un voyant |
| Angle de vision | 20 à 40° selon les lots — la lentille concentre la lumière vers l’avant |
| Température de service | −25 °C à +85 °C |
| Soudure | 260 °C pendant 3 secondes au maximum, à 3 mm du boîtier |
| Montage | Traversant : plaque d’essai, carte à trous ou circuit imprimé |
| Quantité | 10 diodes |
Les valeurs de tension et de courant sont celles de cette famille de diodes ; l’intensité lumineuse exacte varie d’un lot à l’autre. Pour un montage, c’est la tension directe qui compte : elle fixe le choix de la résistance.
Le sens de la diode : patte longue, patte courte
Une diode électroluminescente ne s’allume que dans un sens. Deux repères le donnent, et ils concordent toujours :
| Patte la plus longue | Anode — le côté positif, celui qui va vers la sortie de la carte ou vers l’alimentation, en passant par la résistance |
|---|---|
| Patte la plus courte | Cathode — le côté négatif, celui qui va à la masse |
| Méplat de la collerette | Du côté de la cathode : le bord du boîtier est plat au-dessus de la patte courte |
Montée à l’envers, la diode reste éteinte sans rien subir : c’est la seule erreur sans conséquence du montage. Le méplat sert de repère une fois les pattes coupées à la même longueur, quand leur longueur ne dit plus rien.
La résistance : le calcul avec une diode jaune
Toute diode doit être protégée par une résistance en série, jamais branchée directement entre l’alimentation et la masse. La valeur se calcule en retirant la tension directe de la tension d’alimentation, puis en divisant ce qui reste par le courant visé, une vingtaine de milliampères au maximum. Avec une jaune, il reste 2,9 V sous une alimentation de 5 V : les valeurs usuelles du commerce tombent donc juste.
| 5 V avec 100 Ω | Environ 29 mA : au-dessus des 20 mA du composant, à écarter |
|---|---|
| 5 V avec 150 Ω | Environ 19 mA : éclat maximal, proche mais sous la limite |
| 5 V avec 220 Ω | Environ 13 mA : le bon compromis entre éclat, marge et consommation |
| 5 V avec 330 Ω | Environ 8,8 mA : voyant franc, un peu plus discret |
| 5 V avec 470 Ω | Environ 6,2 mA : témoin de fonctionnement, à peine chaud |
| 3,3 V avec 100 Ω | Environ 12 mA : la diode s’allume pleinement depuis une sortie logique en 3,3 V |
| 9 V avec 470 Ω | Environ 15 mA : la valeur à retenir pour une pile 9 V |
| 12 V avec 1 kΩ | Environ 9,9 mA : la valeur à retenir pour une alimentation en 12 V |
Une résistance de 220 Ω convient donc aussi bien en 5 V qu’en 3,3 V, et la puissance dissipée reste sans enjeu : à 13 mA, elle vaut environ 40 mW dans une résistance donnée pour 1/4 W. Deux points de vigilance seulement : sous 12 V, la 220 Ω laisse passer plus de 40 mA et dissipe 0,45 W, au-delà de sa tenue — il faut monter à 1 kΩ. Et une diode jaune ne se branche jamais sans résistance, même sur une simple sortie de carte.
Mini-projet : un clignotant d’avertissement à deux diodes
Deux diodes jaunes qui s’allument en alternance, comme un feu de chantier : le montage le plus simple qui utilise le lot, et celui qui sert vraiment la couleur jaune — signaler sans éclairer. Une diode s’allume pendant que l’autre s’éteint, quatre fois par seconde.
Ce qu’il faut
| Les diodes | Deux des dix de ce lot, une par sortie |
|---|---|
| La protection | Deux résistances de 220 Ω, une par diode — jamais une seule en commun (voir le calcul plus haut) |
| La carte | Uno R3 + câble USB |
| Le support | Plaque d’essai 400 points |
| Les liaisons | Fils de prototypage mâle-mâle |
Le câblage
| LED A | Anode → résistance 220 Ω → sortie D9, cathode → GND |
|---|---|
| LED B | Anode → résistance 220 Ω → sortie D10, cathode → GND |
Les deux cathodes se rejoignent sur la même ligne de masse de la plaque d’essai. Chaque diode garde sa propre résistance : une seule résistance partagée par deux diodes en parallèle ferait varier le courant de l’une quand l’autre s’allume.
Le programme
À copier dans l’IDE Arduino, puis à téléverser sur la carte :
/*
* Clignotant d avertissement a deux LED jaunes alternees
* Carte : Arduino Uno R3
* Montage : D9 et D10 - une resistance de 220 ohms - anode de la LED
* cathode de chaque LED vers GND
* Une LED s allume pendant que l autre s eteint, deux fois par seconde.
*
* Composants, brochage et fiche complete : www.marocproduits.com
*/
const byte LED_A = 9; // premiere diode
const byte LED_B = 10; // seconde diode
const unsigned int DEMI_PERIODE = 250; // millisecondes entre deux bascules
void setup() {
pinMode(LED_A, OUTPUT);
pinMode(LED_B, OUTPUT);
}
void loop() {
digitalWrite(LED_A, HIGH); // A allumee
digitalWrite(LED_B, LOW); // B eteinte
delay(DEMI_PERIODE);
digitalWrite(LED_A, LOW); // A eteinte
digitalWrite(LED_B, HIGH); // B allumee
delay(DEMI_PERIODE);
}Comment ça marche
- Le
setupplace les deux broches en sortie. Rien d’autre n’est à préparer : une diode ne se règle pas, elle s’allume ou s’éteint. - La
loopécrit l’état opposé sur chaque broche, puis attend une demi-période. Les deux diodes sont donc toujours dans un état différent, quel que soit le moment où on les regarde. - La constante
DEMI_PERIODEfixe le rythme. La diviser par deux double la cadence ; la mettre à 30 millisecondes donne un clignotement rapide, à 1000 millisecondes un feu qui respire lentement. - Aucun
pinModen’est à refaire dans la boucle : la configuration d’une broche persiste tant que la carte est alimentée.
Variante : trois diodes en chenillard
En portant le nombre de diodes à trois, sur D9, D10 et D11, et en décalant l’allumage d’une sortie à chaque passage de la boucle, on obtient un chenillard qui tourne — le même principe que les enseignes lumineuses. La sortie à allumer se calcule alors à partir d’un compteur que l’on incrémente modulo trois, et chaque diode conserve sa résistance de 220 Ω.
Combien de diodes sur une seule carte
Une broche d’Arduino Uno supporte environ 40 mA, et la carte entière environ 200 mA au total. À 13 mA par diode montée avec sa 220 Ω, cinq diodes sur cinq sorties consomment 65 mA : la carte les alimente sans difficulté, et les dix du lot peuvent s’allumer ensemble à condition de les répartir sur dix sorties.
Au-delà, c’est la broche qui devient le facteur limitant, pas la diode. Pour piloter un plus grand nombre de diodes depuis une seule sortie, ou pour les faire fonctionner sous une tension plus élevée que celle de la carte, on interpose un transistor 2N2222 monté en commutation, avec une résistance de base de 1 kΩ. Chaque diode garde dans tous les cas sa propre résistance de protection.
Questions fréquentes
Pourquoi une résistance avec une LED jaune ?
Parce que la diode ne limite pas elle-même son courant. Branchée directement entre le 5 V et la masse, elle absorbe tout ce que l’alimentation peut donner, chauffe et meurt en quelques secondes — parfois en emportant la broche qui la pilote. La résistance fixe le courant, et aucune diode de ce type ne s’en passe.
La LED jaune fonctionne-t-elle depuis une sortie en 3,3 V ?
Oui, et c’est son avantage sur la blanche. Sa tension directe de 2,1 V laisse 1,2 V à la résistance sous 3,3 V : avec 100 Ω, il passe 12 mA et la diode s’allume pleinement. Une diode blanche, avec ses 3,2 V, n’aurait presque plus de marge et resterait éteinte.
Pourquoi ma LED jaune éclaire-t-elle moins qu’une blanche ?
Parce que l’œil est bien plus sensible au blanc qu’au jaune, et parce que les lots jaunes sont fabriqués avec une intensité modérée — c’est ce qui permet de les regarder en face. Pour un voyant de signalisation, cette sobriété est voulue ; pour éclairer une surface, mieux vaut une 10 x LED 5mm Blanche.
Comment obtenir un jaune plus orangé ?
En choisissant la teinte voisine dans la même famille : une diode orange émet vers 605 nm au lieu de 590 nm, et la différence se voit quand les deux sont allumées côte à côte. Le brochage, la tension directe et le calcul de la résistance sont identiques — seule la couleur change, donc le lot peut être mélangé sans changer le montage ni le programme.
Peut-on les souder et couper les pattes ?
Oui. Les pattes se coupent à la pince et se plient pour un montage sur circuit imprimé. Une soudure de trois secondes au maximum à 260 °C, à 3 mm du boîtier, ne présente aucun risque : au-delà, l’époxy se ramollit et la diode perd son étanchéité.
À combiner avec
Si vous partez de zéro, le KIT Starter contient déjà la carte Uno R3, la plaque d’essai, les fils et un jeu de résistances : ce lot complète la boîte avec de quoi monter le clignotant de cette page et bien d’autres voyants. Pour un montage qui reste en place, une alimentation 5V 2A remplace le câble USB et tient le courant de plusieurs diodes sans faiblir.
Pour d’autres couleurs, le même conditionnement existe en rouge, en bleu, en vert, en blanc et en orange, à chaque fois par dix. Et lorsque l’allumage doit être comparable d’une diode à l’autre dans un montage, mieux vaut garder un lot homogène : deux diodes d’un même sachet viennent de la même fabrication et s’éclairent de la même façon.







