Le kit 37 capteurs rassemble dans un seul boîtier compartimenté de quoi faire découvrir l’électronique programmable : 37 modules prêts à brancher, un guide imprimé et un CD de tutoriels avec le code source de chaque exemple. Tous les grands types de capteurs sont représentés — lumière, température, humidité, son, mouvement, champ magnétique, contact, distance, flamme — ainsi que les actionneurs qui vont avec : LED, buzzers et un relais 5 V.
Chaque module est un petit circuit imprimé terminé, avec son connecteur et ses résistances déjà en place. Il se relie directement à la carte par un fil, sans plaque d’essai ni soudure : c’est le format qui convient à une première découverte, où l’on veut voir un résultat avant d’apprendre à câbler des composants nus. La carte Arduino n’est pas incluse dans ce boîtier — elle est à prévoir séparément, avec son câble USB.
Caractéristiques techniques
| Contenu | 37 modules capteurs et actionneurs, un guide imprimé d’introduction aux modules, un CD de tutoriels (tutoriels, codes sources, fiches techniques) |
|---|---|
| Marquage du boîtier | Boîtier compartimenté à couvercle coulissant, inscription « 37 SENSOR KIT » sur le couvercle |
| Alimentation | 5 V, fournis par la carte Arduino (non incluse) |
| Connectique | Connecteurs 3 ou 4 broches par module : alimentation, masse et sortie de signal — liaison par fils de connexion fournis |
| Sorties disponibles | Numériques tout-ou-rien (présence, seuil, contact) et analogiques (mesure continue, lue sur les entrées A0 à A5 de la carte) |
| Capteurs analogiques | Photorésistance, capteur de température LM35, capteur à effet Hall analogique, potentiomètre d’axe (rotation), joystick à deux axes, module sonore à microphone |
| Capteurs numériques | Interrupteur d’inclinaison, photo-interrupteur à fourche, interrupteurs reed (petit et grand modèle), capteur à effet Hall numérique, capteur de choc, capteur de vibration, capteur de flamme, module de suivi de ligne, détecteur d’obstacle infrarouge, capteur tactile métallique |
| Capteurs spéciaux | Capteur de température et d’humidité DHT11, capteur de température numérique, capteur de battement de cœur (pouls), encodeur rotatif, récepteur infrarouge, module émetteur laser |
| Actionneurs | LED blanche, LED tricolore, LED bicolore, module LED clignotante sept couleurs, buzzer actif, buzzer passif, module relais 5 V, module « coupe lumineuse » à LED |
| Carte compatible | Toute carte à logique 5 V : Uno, Mega, Nano, et leurs équivalents compatibles |
| Niveau requis | Débutant — aucun composant à souder, aucun montage sur plaque d’essai nécessaire |
Comment se branche un module du kit
La manipulation est la même pour les 37 modules, et c’est ce qui rend le boîtier utilisable sans notice particulière. Le module se pose à côté de la carte, un fil relie son alimentation à la sortie 5 V de la carte, un second sa masse à celle de la carte, et un troisième sa sortie de signal à l’entrée choisie. Un module à sortie analogique se branche sur une entrée A0 à A5, un module à sortie tout-ou-rien sur une sortie numérique D2 à D13.
Deux réflexes évitent la quasi-totalité des fausses pannes. D’abord, repérer les broches sérigraphiées sur le module avant de brancher : l’inversion de l’alimentation et de la masse est la cause la plus fréquente d’un module qui ne répond pas. Ensuite, laisser la masse commune entre la carte et le module — une alimentation prise ailleurs sans masse partagée donne des mesures qui sautent dans tous les sens.
Mini-projet : une alarme de luminosité
Le montage utilise deux modules du boîtier — la photorésistance et le buzzer actif — pour construire un avertisseur qui bipe tant que la lumière dépasse un seuil. C’est le premier montage à faire avec ce kit : il tient en trois fils, ne demande aucune bibliothèque, et la valeur lue s’observe en direct dans le moniteur série, ce qui rend le réglage du seuil immédiat.
Ce qu’il faut
| La carte | Une carte Uno R3 avec son câble USB, à prévoir séparément puisque le kit ne la contient pas |
|---|---|
| Le capteur | Le module à photorésistance du kit, dont la sortie analogique suit la luminosité |
| Le son | Le buzzer actif du kit : il sonne dès qu’il reçoit un niveau haut, sans réglage de fréquence |
| Les liaisons | Trois fils de connexion du kit, dont le jeu dupont fourni dans la boîte contient toujours quelques rechange |
| Le logiciel | L’IDE Arduino, aucune bibliothèque externe à installer |
Le câblage
| Photorésistance, alimentation | → Arduino 5V |
|---|---|
| Photorésistance, masse | → Arduino GND |
| Photorésistance, sortie | → Arduino A0 |
| Buzzer actif, alimentation | → Arduino 5V |
| Buzzer actif, masse | → Arduino GND |
| Buzzer actif, entrée de commande | → Arduino D8 |
Le module à photorésistance se reconnaît à sa petite cellule ronde et plate, à l’opposé du buzzer, qui porte un cylindre noir percé en haut. Les deux modules se repèrent par la sérigraphie de leur circuit imprimé : la masse est commune aux deux, elle peut passer par la même rangée de la carte. Aucun composant n’est polarisé, une inversion de l’alimentation se voit immédiatement — le module reste muet — et ne l’endommage pas.
Le programme
À copier dans l’IDE Arduino, puis à téléverser par le câble USB. Le moniteur série affiche la luminosité mesurée : c’est cette valeur qui sert à choisir le seuil en fonction de la pièce où le montage est installé.
/*
* Kit 37 capteurs - alarme de luminosite
* Modules du kit : photoresistance (sortie analogique) + buzzer actif
* Carte : Arduino Uno R3 et son cable USB, non fournie avec le kit
* Cablage : photoresistance sur A0, buzzer actif sur D8, alimentation en 5V,
* masse commune entre la carte et les deux modules
*
* Composants, brochage et fiche complete : www.marocproduits.com
*/
const int PIN_LUMIERE = A0; // sortie analogique du module photoresistance
const int PIN_BUZZER = 8; // entree de commande du module buzzer actif
const int SEUIL_JOUR = 600; // a ajuster d'apres la valeur lue au moniteur serie
void setup() {
pinMode(PIN_BUZZER, OUTPUT);
digitalWrite(PIN_BUZZER, LOW);
Serial.begin(9600);
}
void loop() {
int lumiere = analogRead(PIN_LUMIERE);
Serial.print("Luminosite mesuree : ");
Serial.println(lumiere);
if (lumiere > SEUIL_JOUR) {
// Il fait jour : un bip bref toutes les deux secondes.
digitalWrite(PIN_BUZZER, HIGH);
delay(100);
digitalWrite(PIN_BUZZER, LOW);
delay(1900);
} else {
digitalWrite(PIN_BUZZER, LOW);
delay(200);
}
}
Comment ça marche
- La photorésistance est une résistance qui baisse avec la lumière. Le module du kit ajoute une résistance fixe en série pour transformer cette variation en tension, et c’est cette tension que la carte lit sur
A0: une valeur entre 0 et 1023, qui monte quand la pièce s’éclaire. - La valeur est comparée à un seuil (
SEUIL_JOUR) et le résultat commande directement la sortie du buzzer. Une seule mesure par tour suffit : la luminosité varie lentement, il n’y a rien à filtrer. - Le buzzer est actif, ce qui signifie qu’il contient son propre oscillateur : un niveau haut le fait sonner, un niveau bas le coupe, sans aucune fréquence à lui fournir. C’est la raison pour laquelle ce montage ne fait pas appel à
tone(), contrairement à un montage sur buzzer passif. - Les pauses règlent le rythme. Le bip de 100 ms suivi d’une pause de 1,9 s produit un signalement espacé, plus supportable qu’un son continu — et sur les modules à buzzer actif, un maintien prolongé n’apporte rien de plus.
- Le seuil se règle sur mesure. Une même valeur ne convient pas à une pièce bien éclairée et à un couloir. La méthode : ouvrir le moniteur série, noter la valeur lue quand la pièce est éclairée et celle lue quand elle est sombre, puis prendre une valeur intermédiaire. Si sur votre exemplaire la valeur baisse quand la lumière augmente, inversez le sens de la comparaison : l’électronique du module est alors montée dans l’autre sens, ce qui est fréquent d’un lot à l’autre.
Variante : commander une lampe plutôt qu’un buzzer
Le module relais 5 V du kit prend exactement la place du buzzer, sur la même sortie D8 : le programme est inchangé, seul le module change. Le relais porte trois bornes de sortie — commun, contact repos et contact travail — sur lesquelles se câble la lampe, qui reçoit alors sa propre alimentation, indépendante de la carte. C’est le même schéma que celui d’un éclairage automatique : la lumière mesurée décide de l’allumage, et le relais absorbe les quelques ampères que la carte ne peut pas fournir.
Deux précautions avant de mettre sous tension. Le relais du kit se commande en 5 V et se contente du courant qu’une sortie numérique peut délivrer, mais il ne faut jamais alimenter sa charge depuis la carte. Et pour une charge branchée sur le secteur, le travail se fait relais hors tension et l’alimentation secteur débranchée.
Questions fréquentes
La carte Arduino est-elle incluse ?
Non. Le boîtier ne contient que les 37 modules, leurs accessoires et le CD : la carte Arduino et son câble USB sont à prévoir séparément. Un Uno R3 suffit pour l’ensemble du kit, y compris ses modules les plus gourmands.
Faut-il savoir souder ?
Non, aucun module ne demande de soudure. Chaque circuit imprimé arrive terminé, avec ses résistances et son connecteur, et les liaisons se font par les fils fournis, directement entre le module et la carte.
Que trouve-t-on sur le CD ?
Les tutoriels des modules, leurs codes sources — un programme d’exemple par module — et les fiches techniques des composants. Le guide imprimé livré dans la boîte reprend la présentation de chaque module. Le contenu du CD est également disponible en ligne sur la documentation du fabricant, dont l’adresse figure sur le CD lui-même.
Un module ne répond pas, par où commencer ?
Trois vérifications suffisent dans presque tous les cas : la masse du module est bien reliée à celle de la carte, l’alimentation et la masse ne sont pas inversées, et la sortie du module est branchée sur l’entrée attendue par le programme — une entrée analogique sur A0 à A5, un module tout-ou-rien sur une sortie numérique. Un module à sortie analogique lu sur une entrée numérique ne renvoie en effet qu’une valeur aberrante.
Les mesures sautent dans tous les sens
C’est un symptôme de masse, pas de capteur. Un module alimenté par une source externe, sans masse partagée avec la carte, n’a aucune référence commune : les valeurs lues deviennent aléatoires. Alimentez module et carte depuis la même source, ou reliez les masses. Sur les modules sensibles — capteur de son, capteur tactile — éloigner les fils du module de l’alimentation et du câble USB suffit souvent à stabiliser la lecture.
Peut-on utiliser le kit avec une carte ESP32 ou une Raspberry Pi ?
Les modules s’alimentent en 5 V et leurs sorties délivrent ce même niveau. Une carte à logique 3,3 V supportera donc mal d’être reliée directement à leurs sorties : prévoyez une adaptation de niveau sur les entrées de la carte, ou restez sur une carte 5 V, qui couvre tout le kit sans aucune modification.
Le montage fonctionne, mais le buzzer reste silencieux
Le premier réflexe est de regarder la valeur affichée dans le moniteur série : si elle ne franchit jamais le seuil, c’est le réglage qui est en cause, pas le module. Dans le cas contraire, contrôlez la masse du buzzer puis remplacez-le par la LED du kit sur la même sortie — un niveau haut allume une LED comme il fait sonner un buzzer actif, ce qui distingue en une manipulation un module en défaut d’un problème de programme.
À combiner avec
Deux achats complètent naturellement ce boîtier. Une carte Arduino Uno R3 et son câble USB sont indispensables si vous n’avez pas encore de carte : c’est la seule pièce manquante pour que les 37 modules servent. Et le kit 37 capteurs version V2 est la version suivante du même ensemble, avec une sélection de modules plus large — les deux se complètent sans se recouper.
Si vous préférez acheter les modules à l’unité, pour remplacer une pièce ou multiplier les points de mesure dans un même montage, l’électronique du kit se retrouve au détail : le capteur de température et d’humidité DHT11, le capteur de mouvement infrarouge PIR pour la détection de passage, un module relais 5 V pour commander une charge depuis la carte, et le jeu de fils dupont pour compléter les liaisons du boîtier.










